«En avance sur le calendrier»
Trump affirme que la guerre en Iran est «quasiment» finie

L'Iran a confirmé le décès du Guide suprême Ali Khamenei dans les frappes menées par Israël et les Etats-Unis. Tandis que Téhéran menace les sites pétroliers de la région, Donald Trump menace le nouveau guide. Notre suivi des événements.

Les principales informations à retenir:

  • L'Iran a confirmé le dimanche 8 mars avoir désigné Mojtaba Khamenei en tant que guide suprême. Il succède à son père Ali Khamenei, mort assassiné le 28 février lors de la première attaque américano israélienne.

  • Les affrontements ont causé la mort de plus de 1250 personnes en Iran, selon le Croissant-rouge iranien, de 486 morts au Liban, selon le ministère libanais de la Santé, de 11 morts en Israël et de six soldats américains. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait 13 morts.

  • Tandis que les frappes américano-israéliennes se poursuivent en Iran, Israël a étendu la guerre Liban, bastion du Hezbollah.

  • De son côté, l'Iran continue d'abattre ses missiles sur Israël, mais aussi sur les pays du Golfe – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – abritant des bases américaines.

  • Les compagnies Swiss et Edelweiss s'affairent à rapatrier les ressortants suisses bloqués au Moyen-Orient. Selon le DFAE, 3349 voyageurs suisses étaient toujours bloqués au Moyen-Orient, dimanche 8 mars.

  • Face aux tensions et à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, les bourses ont plongé: le prix du pétrole a frôlé les 120 dollars le baril et le gaz européen s'est envolé de 30%. 

il y a 33 minutes

Trump dit que la guerre en Iran est «quasiment» finie

Donald Trump a dit lundi à une journaliste de la chaîne CBS que la guerre était «quasiment» finie, faisant valoir que l'Iran n'avait plus de «marine» ni de «communications» ou de «force aérienne».

Photo: IMAGO/Anadolu Agency

Le président américain a ajouté, dans un entretien téléphonique, que le conflit était «très en avance» sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué auparavant.

Source: AFP

18:59 heures

Le franc suisse est passé sous la barre des 0,9 euros lundi!

Le franc a gagné du terrain lundi face à l'euro, la devise helvétique jouant à plein son rôle de valeur refuge alors que la perspective de voir l'affrontement militaire au Moyen-Orient durer inquiétait les marchés.

Vers 18h30, la monnaie suisse s'échangeait à 0,90314 EUR/CHF. En cours de journée, elle a atteint 0,89945 EUR/CHF, un plus bas historique excepté la chute de la paire de devises après l'abandon en janvier 2015 du taux plancher face à l'euro.

Photo: KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER

«Preuve du stress ambiant, la paire EUR/CHF vient d'enfoncer les 0,90. Dans ces conditions, la question du retour des pressions inflationnistes et de leurs conséquences économiques s'impose à nouveau comme l'un des principaux sujets d'inquiétude pour les investisseurs», a averti John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement à la banque Cité Gestion.

Le vice-président de la BNS, Antoine Martin, est récemment monté au créneau pour réitérer la volonté d'intervention de l'institut d'émission. 

Source. AFP

13:08 heures

L'OTAN détruit un nouveau missile tiré depuis l'Iran

Un second missile tiré depuis l'Iran a été détruit par l'OTAN dans l'espace aérien turc, a affirmé lundi le ministère turc de la Défense dans un communiqué.

«Un missile balistique tiré d'Iran et ayant pénétré l'espace aérien turc a été neutralisé par les éléments de défense aérienne et antimissile de l'OTAN déployés en Méditerranée orientale. Des fragments du missile sont retombés dans des champs à Gaziantep. L'incident n'a fait ni victimes ni blessés», a précisé le ministère.

Photo: IMAGO/ZUMA Press Wire

Source: AFP

il y a 22 minutes

Trump et Poutine ont évoqué au téléphone les guerres en Iran et en Ukraine, selon le Kremlin

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump ont évoqué lundi lors d'une conversation téléphonique «franche et constructive» la guerre en Iran et celle en Ukraine, a annoncé le Kremlin.

«L'accent a été mis sur la situation autour du conflit avec l'Iran et sur les négociations bilatérales en cours avec la participation de représentants des Etats-Unis sur le règlement de la question ukrainienne», a indiqué Iouri Ouchakov, le conseiller diplomatique de Vladimir Poutine, cité par les agences de presse russes.

Selon lui, le président russe a plaidé lors de cet échange en faveur d'un «règlement politique et diplomatique rapide du conflit iranien», Téhéran étant un proche allié de Moscou.

Source: AFP

il y a 46 minutes

L'ONU met en garde contre les conséquences environnementales des frappes

Le porte-parole du secrétaire général de l'ONU a mis en garde lundi contre les «graves conséquences environnementales» des frappes en cours contre certaines installations pétrolières au Moyen-Orient, avec des impacts possibles sur l'eau potable et l'air ambiant.

«Nous continuons à tirer la sonnette d'alarme sur les conséquences humanitaires de la violence grandissante dans certaines parties du Moyen-Orient, qui entraîne une hausse des victimes civiles, des dommages aux infrastructures civiles et un déplacement croissant des populations», a déclaré Stéphane Dujarric au cours de son point de presse quotidien.

Il a ajouté être «particulièrement préoccupé» par «les frappes récentes sur des installations pétrolières, qui pourraient avoir de graves conséquences environnementales dans toute la région, avec des impacts immédiats possibles sur l'eau potable, sur l'air que les gens respirent et sur la nourriture». D'autant plus que celles-ci s'ajoutent «aux frappes sur des usines de dessalement de l'eau signalées dans plusieurs pays», a-t-il souligné.

«Nous tenons une nouvelle fois à rappeler que toutes les précautions possibles doivent être prises pour protéger les civils des effets des hostilités et pour éviter d'endommager les établissements de santé, les écoles, les systèmes d'approvisionnement en eau et autres infrastructures essentielles», a conclu Stéphane Dujarric.

Plusieurs installations de stockage de carburant en Iran ont été la cible dimanche de frappes israéliennes. Depuis le début des hostilités, l'Iran a également visé plusieurs installations pétrolières dans la région.

Source: AFP

19:56 heures

La guerre contre l'Iran, un poids électoral pour le parti de Trump

Les députés républicains au Congrès américain se réunissent lundi en Floride pour un grand raout stratégique qui doit répondre à cette question lancinante: comment éviter que la guerre contre l'Iran ne leur coûte les élections de mi-mandat?

La conférence, qui survient au moment où le prix du baril du pétrole flambe au-dessus des 100 dollars, aura lieu pendant trois jours à huis clos dans une propriété de Donald Trump près de Miami. Elle a pour but de dessiner l'agenda législatif des mois à venir, mais aussi d'affiner la feuille de route stratégique des républicains avant les législatives en novembre.

Mais la guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran voici une dizaine de jours – et l'incertitude autour de la portée du conflit – risque de faire dérailler leurs plans. Certains à droite ont très tôt manifesté leur mécontentement, comme l'ex-députée ultraconservatrice Marjorie Taylor Greene, qui a dénoncé une «trahison» par Donald Trump de sa base «MAGA».

Les voix dissonantes dans le camp du président restent minoritaires, mais elles pourraient se faire davantage entendre au fil du temps. D'autant plus que les sondages montrent qu'une majorité d'Américains s'y disent opposés. Car à moins de huit mois du scrutin, la perspective d'une guerre longue risque de peser sur la campagne.

La question du coût de la vie est attendue comme la préoccupation principale des Américains dans cette campagne. Quand les électeurs «voient le prix des biens augmenter plus rapidement que leur propre salaire», il faut s'attendre à des conséquences négatives pour ceux au pouvoir, explique Todd Belt, professeur d'affaires publiques à l'université George Washington. «Et actuellement, c'est Donald Trump.»

Source: AFP

19:51 heures

Le président syrien dit soutenir le Liban dans «ses efforts pour désarmer le Hezbollah»

Le président syrien Ahmad Al-Chareh a exprimé lundi son soutien aux autorités libanaises dans leurs efforts pour «désarmer le Hezbollah», a rapporté un média d'Etat syrien.

«Nous nous tenons aux côtés du président libanais Joseph Aoun dans ses efforts pour désarmer le Hezbollah», a déclaré le président Al-Chareh, lors d'une visioconférence avec de hauts responsables européens, a rapporté l'agence Sana.

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer «l'effondrement» du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations «directes» avec Israël pour mettre fin à la guerre.

L'armée syrienne a renforcé sa présence le long de la frontière avec le Liban et l'Irak, plongés dans la guerre régionale avec l'Iran, avaient indiqué mercredi l'agence officielle Sana et une source gouvernementale à l'AFP.

«Nous avons renforcé la présence de nos forces de défense aux frontières à titre préventif pour éviter (...) que le conflit régional ne déborde sur le territoire syrien, pour combattre les organisations transfrontalières et leur interdire d'utiliser le territoire syrien», a ajouté lundi Ahmad Al-Chareh.

Source: AFP

19:45 heures

Le G7 prêt à puiser dans les stocks stratégiques de pétrole, mais «on n'y est pas encore»

Les ministres des Finances du G7 sont «prêts» à puiser si besoin dans les réserves stratégiques de pétrole pour tenter d'atténuer la flambée des prix du brut, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, mais n'ont pas encore décidé d'y recourir, a annoncé lundi le gouvernement français.

«Nous allons suivre les choses de près, nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires y compris en puisant dans les réserves stratégiques de pétrole de manière à stabiliser le marché», mais «on n'en est pas encore là», a déclaré à la presse le ministre français des Finances Roland Lescure, qui avait réuni ses collègues du G7 en visioconférence pour étudier la situation.

Une telle mesure, si elle s'avérait nécessaire, ne peut être efficace que si elle est mise en oeuvre de façon «coordonnée», a-t-il expliqué depuis Bruxelles, où il participe à une réunion de ses homologues de la zone euro (Eurogroupe). Les intervenants à la réunion ont d'ailleurs exprimé «une vigilance partagée» et «une volonté très claire de se coordonner étroitement», a précisé l'entourage de Roland Lescure à des journalistes.

Photo: AFP

Le président français Emmanuel Macron a, lui, estimé que les pays du G7 «s'orient(ai)ent» vers un recours à leurs réserves stratégiques de pétrole, lors d'un déplacement à bord du porte-avions français Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale.

«Les pays du G7 ont en effet des réserves stratégiques. Elles sont faites pour ça, pour piloter les choses dans les moments de tension», a-t-il dit. «Je pense qu'on s'oriente en tout cas vers des mesures techniques de cet ordre».

Source: AFP

19:12 heures

Israël qualifie le nouveau guide suprême iranien de «tyran qui va perpétuer la brutalité du régime»

Le ministère des Affaires étrangères israélien a affirmé lundi sur X que le nouveau guide suprême iranien était «un tyran qui va perpétuer la brutalité du régime».

«Les mains de Mojtaba Khamenei sont déjà tachées du sang qui a marqué le règne de son père. Un autre tyran prêt à perpétuer la brutalité du régime iranien», poursuit le message du ministère, intitulé «Tel père, tel fils».

Source: AFP

19:10 heures

Prix du pétrole: la Maison Blanche dit passer en revue «toutes les options crédibles»

La Maison Blanche «continue à passer en revue toutes les options crédibles» pour faire face à la hausse des prix du pétrole, un sujet «prioritaire» pour Donald Trump, a indiqué une porte-parole lundi.

Le gouvernement «a une stratégie depuis le début» en la matière, a assuré Taylor Rogers dans une déclaration transmise à l'AFP, en répétant que la hausse était un phénomène «de court terme».

Source: AFP

18:54 heures

Les frappes israéliennes ont fait 486 morts au Liban

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 486 morts et 1313 blessés depuis leur déclenchement il y a une semaine, alors que le pays est soumis à d'intenses bombardements, en riposte à des attaques du Hezbollah pro-iranien, a indiqué lundi le ministère de la Santé.

Le bilan précédent annoncé dimanche par les autorités faisait état de 394 personnes, dont 83 enfants et 42 femmes tuées depuis que le Liban a été entraîné dans la guerre régionale. Le ministère ne détaille pas ce bilan entre civils et combattants.

Photo: keystone-sda.ch

Source: AFP

17:56 heures

L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

«Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques», a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le «droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense», s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

Source: AFP

17:31 heures

Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah et veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer «l'effondrement» du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations «directes» avec Israël pour mettre fin à la guerre.

«Ceux qui ont lancé les missiles» sur Israël ont voulu «provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec», a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était «claire et irrévocable». «C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté», a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, «une trêve» avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et «désarmer le Hezbollah». Dans le même temps, il s'est déclaré pour «que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international» entre les deux pays toujours en état de guerre.

Source: AFP

Articles les plus lus