L’ONU a dénoncé vendredi à Genève des «rhétoriques et menaces agressives» visant l’Iran, sans citer Donald Trump. Elle se dit aussi «très inquiète» des contradictions iraniennes concernant la peine de mort contre des manifestants.
«Les responsabilités pour des violations des droits humains ne peuvent être établies par la force militaire venant de l'intérieur ou de l'extérieur de l'Iran», a affirmé le Haut commissaire aux droits de l'homme Volker Türk. Au début d'une session spéciale du Conseil des droits de l'homme, il a considéré comme «très contreproductives» les menaces contre Téhéran.
Donald Trump avait promis des frappes en cas d'exécutions de manifestants en Iran, avant de se raviser. Il a toutefois affirmé jeudi que des navires américains étaient en route pour le Golfe persique. Les membres du Conseil doivent se prononcer vendredi après-midi sur un projet de résolution. Celui-ci prévoit une «investigation urgente» sur la répression depuis fin décembre qui a fait des milliers de victimes en Iran.