«Une catastrophe»
Les réactions dans le monde aux frappes américaines et israéliennes sur l'Iran

Les Etats-Unis et Israël ont frappé l’Iran, appelant les Iraniens à renverser le régime. Téhéran a riposté par des missiles et la communauté internationale redoute l’escalade. Les différentes réactions.
De nombreuses manifestations ont éclaté, comme ici à Berlin.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Les Etats-Unis et Israël ont annoncé samedi avoir lancé des frappes sur l'Iran, appelant les Iraniens à prendre le pouvoir. L'Iran a promis de répondre «fermement» à ces attaques et a répliqué par des tirs de missiles en direction notamment d'Israël. Voici les principales réactions internationales, du soutien à la désapprobation, avec une grande inquiétude face aux risques d'escalade.

Iran

Le ministère des Affaires étrangères a promis que l'Iran «répondra fermement aux agresseurs», ajoutant que son pays avait fait «tout le nécessaire pour éviter la guerre».

Russie

La diplomatie russe a dénoncé les frappes comme une «aventure dangereuse» menaçant la région de «catastrophe» et visant à «détruire» un gouvernement qui a «refusé de se soumettre au diktat de la force et à l'hégémonisme». L'ex-président et actuel secrétaire adjoint du Conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a estimé que les Etats-Unis avaient montré leur «vrai visage».

Chine

Pékin «appelle à un cessez-le-feu immédiat, exhorte à éviter toute nouvelle escalade des tensions et encourage la reprise du dialogue», a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères. «La souveraineté nationale, la sécurité et l'intégrité territoriale de l'Iran doivent être respectées», a ajouté le ministère.

Union Européenne

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé à une «retenue maximale», jugeant «crucial» de garantir la sûreté nucléaire. Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie de l'UE, s'est inquiétée de l'évolution «périlleuse» de la situation, appelant à la «protection des civils et (au) respect du droit international humanitaire».

Royaume-Uni

Le gouvernement britannique a dit ne pas vouloir «voir la situation s'aggraver et dégénérer en un conflit régional plus large», a rapporté un porte-parole .

France

«L'escalade en cours est dangereuse pour tous» et «elle doit cesser», a déclaré le président français Emmanuel Macron qui a demandé une «réunion urgente» du conseil de sécurité de l'ONU et affirmé que la parole devait être «rendue au peuple iranien».

Berlin, Paris et Londres

Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont condamné «les attaques iraniennes contre les pays de la région», dans un communiqué commun.

Espagne

Le Premier ministre Pedro Sanchez a dit sur X rejeter tant «l'action militaire unilatérale des États-Unis et d'Israël», que «les actions du régime iranien».

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Italie

Rome « réaffirme son soutien aux civils iraniens qui continuent de réclamer le respect de leurs droits civils et politiques «, a indiqué la présidence du Conseil dans un communiqué.

Liban

Le Liban n'acceptera pas d'être «entraîné» dans le conflit avec l'Iran, a déclaré son Premier ministre, les autorités craignant une implication du Hezbollah pro-iranien.

Irak

Baddad «condamne l'agression injustifiée contre la République islamique» et «met en garde contre les conséquences», a déclaré Sabah Al-Numan, porte-parole militaire du Premier ministre.

Turquie

«Les événements (...) sont de nature à mettre en péril l'avenir de notre région ainsi que la stabilité globale», a déclaré dans un communiqué la diplomatie turque, appelant «toutes les parties à cesser les hostilités immédiatement».

Qatar, Arabie Saoudite et Emirats

L'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et le dirigeant de facto de Arabie saoudite, le prince héritier Mohammed ben Salmane, appellent à «un retour à la table du dialogue afin de préserver la sécurité régionale», a indiqué dans un communiqué le bureau de l'émir qatari.

Le prince héritier saoudien et le président des Emirats arabes unis, Mohammed ben Zayed, ont dans un échange séparé condamné les «flagrantes attaques iraniennes visant les Emirats arabes unis et plusieurs autres pays frères», selon l'agence émiratie WAM.

Pakistan

Le Pakistan «condamne fermement» les «attaques injustifiées» contre l'Iran et «appelle à un arrêt immédiat de l'escalade», selon son ministre des Affaires étrangères.

Indonésie

Le président indonésien propose sa médiation entre Washington et Téhéran et «l'Indonésie appelle toutes les parties à faire preuve de retenue», selon son ministère des Affaires étrangères.

Inde

«Nous exhortons toutes les parties à faire preuve de retenue, à éviter toute escalade et à donner la priorité à la sécurité des civils», a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. «La souveraineté et l'intégrité territoriale de tous les Etats doivent être respectées», a-t-il plaidé.

Brésil

«Le gouvernement brésilien condamne et exprime sa profonde préoccupation concernant les attaques», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Ukraine

«La violence et l'arbitraire du régime iranien» sont «la cause des événements actuels», selon la diplomatie ukrainienne. Le président Volodymyr Zelensky a estimé que les frappes américaines donnaient une «chance» au peuple iranien de se débarrasser d'un «régime terroriste».

Suède

«L'Iran porte une grande responsabilité dans l'évolution négative de la situation dans la région et dans les risques pour la sécurité en Occident», a écrit la ministre suédoise des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard sur X.

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Norvège

Les frappes ne sont «pas conformes» au droit international car «une attaque préventive suppose l'existence d'une menace imminente», a estimé le chef de la diplomatie norvégienne.

Suisse

La Suisse «appelle au plein respect du droit international, y compris de la Charte des Nations Unies et du droit humanitaire international», selon son ministère des Affaires étrangères sur X.

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Union Africaine

L'Union africaine (UA) a appelé à la «retenue, à la désescalade urgente et à un dialogue soutenu» pour éviter «d'aggraver l'instabilité mondiale».

Corée du Sud

La Corée du Sud «exhorte toutes les parties à déployer tous les efforts possibles pour apaiser les tensions dans la région», a indiqué son ministère des Affaires étrangères.

Haut commissariat aux droits de l'Homme

Le chef des droits de l'homme des Nations unies, Volker Türk, a déclaré dans un communiqué déplorer l'escalade en cours, soulignant que «comme toujours, dans tout conflit armé, ce sont les civils qui finissent par en payer le prix ultime».


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