Les principales informations à retenir:
L'Iran a confirmé dans la nuit de samedi à dimanche la mort du Guide suprême Ali Khamenei dans l'opération américano-israélienne. La transition sera assurée par trois haut-responsables, dont le président.
Les Etats-Unis ont affirmé avoir tué 48 dirigeants iraniens, tandis que l'Iran en a confirmé six.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 550 personnes en Iran et de 52 au Liban. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Moyen-Orient ont fait plusieurs morts: neuf victimes en Israël, trois aux Emirats arabes unis, une au Koweit et une au Bahreïn.
Donald Trump a menacé l'Iran d'une riposte militaire «sans précédent», alors que six soldats américains ont perdu la vie dans le cadre de l'opération.
Le président américain prévoit une opération en Iran de «quatre semaines ou moins», tandis que l'Iran a fait part dimanche de son refus de négocier.
Le conflit s'est étendu au Liban lundi matin. Le Hezbollah a annoncé avoir visé Israël en représailles à la mort d'Ali Khamenei.
Israël annonce avoir frappé la présidence iranienne à Téhéran
Israël a annoncé mardi avoir mené des frappes aériennes contre la présidence iranienne et les bureaux du Conseil suprême de sécurité nationale à Téhéran, dans le cadre de la guerre déclenchée samedi contre l'Iran.
Lundi soir, «l'aviation israélienne a frappé et démantelé des installations situées dans le complexe de la direction du régime terroriste iranien au cœur de Téhéran», a déclaré l'armée israélienne. «De nombreuses munitions ont été larguées sur les bureaux de la présidence et le bâtiment du Conseil suprême de sécurité nationale», dirigé par Ali Larijani, a ajouté l'armée.
Source: AFP
Israël déploie des troupes au sol au Liban, l'armée libanaise se retire
L'armée israélienne a affirmé mardi que ses soldats étaient déployés en «plusieurs points» dans le sud du Liban, parallèlement à la campagne de frappes aériennes menée depuis la veille contre le Hezbollah. «Ce n'est pas une opération terrestre. C'est une mesure tactique (...) destinée à assurer la sécurité de notre peuple», a déclaré à des journalistes de la presse étrangère le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole international de l'armée.
«Nous avons positionné des soldats dans la zone frontalière à des points supplémentaires pour défendre nos civils et empêcher le Hezbollah de les attaquer», a ajouté le porte-parole, alors que l'armée israélienne maintenait des soldats sur cinq positions qu'elle juge stratégiques en territoire libanais, depuis le cessez-le-feu de novembre 2024.
«Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et moi avons autorisé l'armée israélienne à avancer et prendre le contrôle de positions stratégiques supplémentaires au Liban, afin d'empêcher les attaques sur les localités israéliennes frontalières», a déclaré le ministre de la défense israélien Israël Katz dans un communiqué.
L'armée libanaise a réagi en retirant des militaires qui se trouvaient dans plusieurs points du sud du Liban, près de la frontière avec Israël, à la suite de «l'escalade» de l'armée israélienne, a indiqué une source militaire à l'AFP mardi. «L'armée a redéployé ses forces dans plusieurs points où elle s'était récemment positionnée» dans le sud, a précisé cette source, ajoutant que la décision avait été prise pour préserver «la sécurité» des militaires.
Source: AFP
Nouvelle série de frappes sur la banlieue sud de Beyrouth
De nouvelles frappes israéliennes ont visé mardi la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, sans avoir été précédées d'avis d'évacuation, a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani).
L'armée israélienne a annoncé avoir «visé plusieurs terroristes du Hezbollah à Beyrouth». L'Ani a précisé que la «série de violentes frappes a fait d'importants dégâts dans les bâtiments». Sur les images de l'AFPTV, un épais panache de fumée est visible au-dessus du secteur visé.
Source: AFP
L'armée israélienne annonce qu'elle crée «une zone tampon» au Liban
L'armée israélienne a annoncé mardi qu'elle créait «une zone tampon» au Liban, peu après que le ministre de la Défense, Israël Katz, a autorisé les soldats à se déployer sur de nouvelles positions dans le sud du pays, frontalier du nord d'Israël.
«Le Commandement nord a avancé, pris le contrôle des hauteurs et crée à présent une zone tampon, comme nous l'avions promis, entre notre population et toute menace», a déclaré le porte-parole de l'armée, le général de brigade Effie Defrin, à la télévision.
Source: AFP
Le Qatar affirme avoir déjoué des attaques iraniennes sur son aéroport
Le Qatar a affirmé mardi avoir déjoué plusieurs attaques sur l'aéroport international de Doha, et ne plus être en contact avec l'Iran, au quatrième jour de la riposte iranienne aux raids israélo-américains.
«Il y a eu des tentatives d'attaquer l'aéroport Hamad International, elles ont toutes été déjouées (...) Les missiles ont été abattus par nos mesures défensives, et aucun d'entre eux n'a atteint l'aéroport», a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires Etrangères, Majed Al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha, ajoutant que son pays n'était plus en contact avec l'Iran depuis le début des frappes.
Source: AFP
«Les portes de l'enfer s'ouvriront» pour les Etats-Unis et Israël, avertissent les Gardiens de la Révolution
Les Etats-Unis et Israël doivent «s'attendre à des attaques punitives en continu», ont averti mardi les Gardiens de la Révolution iraniens, promettant que les «portes de l'enfer» allaient s'ouvrir pour les «ennemis» de l'Iran.
«L'ennemi doit s'attendre à des attaques punitives en continu; les portes de l'enfer s'ouvriront un peu plus à chaque instant sur les Etats-Unis et Israël», a déclaré le porte-parole des Gardiens, Ali Mohammad Naini, à la télévision d'État iranienne.
Source: AFP
L'Arabie saoudite condamne l'attaque iranienne contre l'ambassade américaine à Ryad
L'Arabie saoudite a condamné mardi l'attaque iranienne menée dans la nuit contre l'ambassade américaine dans la capitale.
Le royaume exprime «sa plus ferme condamnation et son rejet de l'ignoble attaque qui a visé le bâtiment de l'ambassade des États-Unis à Ryad», a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, en la qualifiant de «lâche» et d'«injustifiée».
Source: AFP
Washington ordonne le départ de ses diplomates «non-essentiel» de six pays
e ministère américain des Affaires étrangères a ordonné mardi le départ de son personnel diplomatique «non-essentiel» dans six pays du Moyen-Orient, au quatrième jour de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. L'ordre concerne les ambassades au Qatar, en Irak, en Jordanie, à Bahreïn, au Koweit et aux Emirats arabes unis.
Le ministère demande «au personnel non-essentiel du gouvernement des Etats-Unis et aux membres de leur famille» de quitter ces ambassades «en raison de la menace de conflit armé». Il fait état de «risque de violence terroriste» dans plusieurs des Etats concernés.
Source: AFP
De nouvelles explosions entendues à Doha et Manama
Des explosions ont été entendues mardi dans les capitales du Qatar, Doha, et du Bahreïn, Manama, ont rapporté des journalistes de l'AFP, alors que l'Iran poursuit ses attaques contre ses voisins du Golfe.
Les sirènes d'alerte se sont déclenchées à Manama, tandis que le ministère de l'Intérieur du Bahreïn appelait les habitants à se diriger vers «l'endroit sûr le plus proche». Des explosions ont aussi été entendues à Doha.
Source: AFP
L'ONU réclame une enquête sur le bombardement d'une école en Iran
Le haut commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Volker Türk est «très choqué» par l'impact pour les civils et les infrastructures civiles des attaques depuis samedi en Iran et au Moyen-Orient. Mardi à Genève, il a demandé une investigation rapide sur le bombardement d'une école en Iran.
Volker Türk appelle à nouveau les parties au conflit à la retenue, à protéger les civils et à revenir à la table des négociations. Selon le Croissant-Rouge iranien, près de 800 personnes ont été tuées, dont des dizaines de jeunes filles dans une école à Minab, dans le sud de l'Iran.
Cette attaque a été «dévastatrice», a affirmé à la presse une porte-parole du Haut-Commissariat. «Nous n'avons pas encore suffisamment d'indications factuelles» pour dire si elle constitue un acte équivalant à un crime de guerre, a-t-elle également affirmé.
Source; AFP
Des images satellites montrent des dégâts survenus sur le site nucléaire de Natanz
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a confirmé mardi sur la plateforme X des «dégâts récents aux bâtiments d'entrée de l'usine souterraine d'enrichissement de combustible de Natanz, en Iran» après des raids israélo-américains. «Aucune conséquence radiologique n'est attendue et aucun impact supplémentaire n'a été détecté sur le site même de l'usine, qui avait été gravement endommagée lors du conflit de juin», a ajouté l'AIEA.
L'incertitude planait quant à savoir si les installations nucléaires iraniennes avaient été endommagées ou touchées lors des frappes militaires. Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, avait mis en garde lundi contre le risque d'accident nucléaire, tout en affirmant qu'aucun dommage n'avait été constaté sur les installations nucléaires iraniennes. Mardi matin, l'AIEA a donc confirmé que les bâtiments d'entrée de l'usine souterraine d'enrichissement d'uranium de Natanz avaient été endommagés.
Source: AFP
Un bilan humain encore difficile à établir
Selon le Croissant-Rouge iranien, au moins 787 personnes ont été tuées en Iran à la suite des attaques conjointes américano-israéliennes. Ce chiffre n'a cependant pas pu être vérifié de manière indépendante.
L'organisation humanitaire a signalé sur Telegram que des attaques avaient eu lieu dans 153 villes. Plus de 3600 secouristes ont été déployés dans tout le pays. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivaient dans de nombreuses localités.
L'organisation norvégienne de défense des droits humains Hengaw a indiqué lundi que le bilan des victimes dépassait les 1500 morts. Environ 1300 d'entre elles étaient des membres des forces armées et environ 200 des civils. Les militants s'appuient sur un réseau de contacts dans le pays pour mener à bien leur mission.
30'000 déplacés au Liban selon l'ONU
L'ONU s'alarme de la situation humanitaire dans le Sud du Liban: «D'importants déplacements de population sont signalés dans certaines parties du sud du Liban, dans la Bekaa et dans la banlieue sud de Beyrouth, après que Israël a lancé des avertissements d'évacuation aux habitants de plus de 53 villages libanais et mené des frappes aériennes intensives» dans ces «trois régions» a déclaré un porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Babar Baloch.
«Hier, selon des estimations prudentes, près de 30'000 personnes avaient été accueillies et enregistrées dans des abris collectifs. Beaucoup d'autres ont dormi dans leur voiture, au bord des routes», a-t-il ajouté.