Les principales informations à retenir:
L'Iran a confirmé le dimanche 8 mars avoir désigné Mojtaba Khamenei en tant que guide suprême. Son état de santé reste flou. Il succède à son père Ali Khamenei, mort assassiné le 28 février lors de la première attaque américano israélienne.
Les affrontements ont causé la mort de plus de 1250 personnes en Iran, selon le Croissant-rouge iranien, de 968 morts au Liban, selon le ministère libanais de la Santé, de 11 morts en Israël et de 13 soldats américains. Les ripostes iraniennes dans plusieurs pays du Golfe ont fait des dizaines de morts.
Le conflit touche aussi l'Europe: un militaire français a été tué en Irak, tandis qu'un missile a été lancé en Turquie.
Tandis que les frappes américano-israéliennes se poursuivent en Iran, Israël a étendu la guerre au Liban, bastion du Hezbollah. Le centre de Beyrouth a été frappé.
De son côté, l'Iran continue d'abattre ses missiles sur Israël, mais aussi sur les pays du Golfe – Koweït, Qatar, Bahreïn, Emirats arabes unis – abritant des bases américaines.
Face aux tensions et à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran, le prix du pétrole flambe. Les 32 pays membres de l'AIE ont massivement débloqué des réserves stratégiques de pétrole pour calmer les marchés.
L'Iran aurait tiré un missile sur une ville israélienne abritant un centre de recherche nucléaire, faisant au moins 39 blessés
Au moins 39 personnes ont été blessées samedi dans le sud d'Israël après un ou plusieurs tirs de missiles iraniens sur la région de Dimona, qui abrite une installation dédiée à la recherche nucléaire, ont annoncé les services de secours israéliens.
Dans cette région située dans le désert du Neguev, «sur l'ensemble des sites touchés, les équipes du Magen David Adom (MDA: équivalent israélien de la Croix-Rouge) prennent en charge une vingtaine de blessés souffrant de blessures causées par des éclats, de traumatismes survenus en se rendant vers des zones protégées», indique un communiqué du MDA.
Liée à la production d'armes nucléaires
La ville de Dimona abrite notamment le Centre de recherche nucléaire du Néguev Shimon Peres, une installation nucléaire à des fins de recherche qui, d'après la presse étrangère, a été impliquée dans la production d'armes nucléaires au cours des dernières décennies.
Peu d'informations filtrent sur le site nucléaire de Dimona. Israël maintient une politique «d'ambiguïté stratégique», ne confirmant ni n'infirmant la possession d'armes nucléaires. Cette salve iranienne intervient le jour même où les Etats-Unis ont mené des frappes contre le complexe nucléaire iranien de Natanz (centre de l'Iran).
L'armée israélienne confirme l'impact
L'armée israélienne a confirmé samedi soir à l'AFP «un impact direct de missile» iranien sur un bâtiment de la ville de Dimona, abritant une installation dédiée à la recherche nucléaire, dans le sud d'Israël.
Contactée après la diffusion sur les réseaux sociaux d'images en ligne montrant une boule de feu s'écraser au sol, l'armée a indiqué qu'il s'agissait d'un «impact direct de missile sur un bâtiment».
Source: AFP
L'AIEA appelle à la «retenue militaire maximale»
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a appelé samedi «à la retenue militaire maximale» après qu'Israël a annoncé qu'un missile iranien avait frappé la ville de Dimona (sud), qui abrite une installation dédiée à la recherche nucléaire.
«L'AIEA (...) n'a reçu aucun signe sur d'éventuels dommages au centre de recherche nucléaire du Néguev», a indiqué l'agence onusienne dans un message publié sur X. «Les informations provenant d'Etats de la région indiquent qu'aucun niveau anormal de radiation n'a été détecté», a-t-elle ajouté.
Source: AFP
Les Emirats «réagissent» à une attaque après un avertissement de Téhéran sur des îles disputées
Les Emirats arabes unis ont annoncé samedi faire face à des attaques aériennes lancées par l'Iran, après avoir été avertis par Téhéran qu'ils seraient ciblés s'ils autorisaient des attaques contre des îles disputées du Golfe.
La défense antiaérienne émiratie «réagit actuellement aux menaces de missiles et de drones en provenance d'Iran», a affirmé le ministère de la Défense dans un communiqué, en expliquant que «les bruits entendus sont le résultat de l'interception» de ces projectiles.
La ville de Ras el-Khaïmah est également visée
Le centre de commandement interarmées iranien avait auparavant, dans un communiqué relayé par l'agence Tasnim, menacé la ville de Ras el-Khaïmah, aux Emirats, de «violentes frappes si de nouvelles agressions sont lancées depuis leur territoire contre les îles iraniennes d'Abou Moussa et de Grande Tumb dans le Golfe», contrôlées par l'Iran mais revendiquées par les Emirats.
Les autorités de l'émirat de Ras el-Khaïmah (nord) ont elles aussi déclaré samedi que «les bruits entendus dans certaines parties de la ville étaient le résultat d'opérations réussies d'interception» de la défense antiaérienne.
Une source de tensions
Les îlots d'Abou Moussa et de Grande et Petite Tumb, situés dans le Golfe près de l'entrée du détroit d'Ormuz, par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial, sont depuis longtemps une source de tensions entre l'Iran et les Emirats arabes unis.
L'Iran accuse ses voisins du Golfe de permettre aux forces américaines de mener des attaques contre lui depuis leurs territoires. Depuis le début de la guerre le 28 février, il a lancé de nombreuses frappes de missiles et de drones visant selon lui les intérêts américains dans ces pays.
Les Etats du Golfe ont nié à plusieurs reprises ces allégations, affirmant même avant la guerre qu'ils n'autoriseraient pas l'utilisation de leurs territoires ou de leurs espaces aériens pour attaquer l'Iran.
Source: AFP
Le G7 demande à l'Iran «la fin immédiate et sans conditions» de ses attaques «injustifiables»
Les ministres des Affaires étrangères des pays du G7 ont demandé samedi à l'Iran «la fin immédiate et sans condition» de ses attaques «injustifiables» contre les pays du Moyen-Orient.
«Nous appelons à la fin immédiate et sans condition de toutes les attaques menées par le régime iranien», selon un communiqué des ministres des Affaires étrangères du G7.
L'Iran a riposté à la campagne aérienne américaine et israélienne, lancée le 28 février, en attaquant de nombreux pays de la région, visant à la fois des cibles militaires occidentales, mais aussi des infrastructures énergétiques et des installations civiles. Jusqu'ici, les différents pays attaqués par l'Iran n'ont pas riposté militairement.
«Nous soutenons le droit des pays attaqués de façon injustifiable par l'Iran ou par ses supplétifs à défendre leur territoire et à protéger leurs citoyens. Nous réaffirmons notre appui indéfectible à leur sécurité, à leur souveraineté et à leur intégrité territoriale», ajoutent les ministres des Affaires étrangères.
Concernant la circulation dans le détroit d'Ormuz, artère pétrolière mondiale où le passage des navires est de fait interrompu, le G7 souligne «l'importance de la préservation des routes maritimes et de la sécurité de la navigation, notamment dans le détroit d'Ormuz et dans toutes les voies navigables clés associées, ainsi que de la sécurité et de la sûreté des chaînes d'approvisionnement et de la stabilité des marchés de l'énergie».
Source: AFP
Israël affirme avoir frappé un laboratoire universitaire à Téhéran lié au programme nucléaire iranien
L'armée israélienne «a frappé un site stratégique de recherche et développement utilisé par le régime terroriste iranien pour développer des composants d'armes nucléaires à Téhéran», a-t-elle annoncé dans un communiqué, samedi soir.
«L'installation de l'Université Malek-Ashtar était utilisée par les industries militaires du régime (...) et par le dispositif de missiles balistiques pour développer des composants et des armes nucléaires», affirme l'armée.
«Cette université dépendait du ministère iranien de la Défense et fait l'objet de sanctions internationales en raison de ses activités et de ses efforts, menés au fil des années, pour faire progresser le programme nucléaire iranien et développer des missiles balistiques», toujours selon l'armée.
Cette frappe est une «étape supplémentaire dans l'effort continu visant à réduire la capacité du régime (...) iranien à progresser vers l'acquisition de l'arme nucléaire», ajoute le communiqué.
Source: AFP
Un hôpital iranien fermé par les autorités, selon des employés
Les Emirats arabes unis ont ordonné la fermeture d'un hôpital iranien à Dubaï, ont indiqué trois de ses employés à l'AFP, alors que les pays du Golfe sont régulièrement visés par des frappes de l'Iran, en représailles à l'offensive américano-israélienne.
Les monarchies du Golfe sont attaquées de façon quasi-quotidienne depuis le début de la guerre le 28 février. Les Emirats à eux seuls ont été visés par plus de 2.000 tirs, pour la plupart interceptés.
En conséquence, Abou Dhabi a rappelé son ambassadeur en Iran, et plusieurs entités liées au pouvoir iranien ont été fermées. «Le gouvernement nous a demandé à tous de partir», a déclaré un employé de l'hôpital à l'AFP, sous couvert d'anonymat «La direction de l'hôpital nous a dit que c'était à cause des attaques de l'Iran.»
Source: AFP
Le Hezbollah affirme combattre l'armée israélienne au sud
Le Hezbollah pro-iranien a affirmé que des combats au sol se sont déroulés samedi entre ses combattants et les forces israéliennes dans deux villes frontalières du sud du Liban.
La formation libanaise a fait état dans un communiqué d'«affrontements directs avec les forces de l'armée ennemie israélienne dans la ville de Khiam», qui ont duré quatre heures, avec des «armes légères et moyennes» ainsi que des «roquettes».
Cette ville stratégique, située à une quarantaine de kilomètres à l'intérieur des terres, surplombe de vastes plaines du sud du Liban ainsi que des parties du nord d'Israël. C'est là que l'armée israélienne a commencé son incursion terrestre après le début des hostilités début mars.
Ces derniers jours, le Hezbollah a affirmé à plusieurs reprises avoir ciblé des forces et des véhicules israéliens à Khiam et dans les environs.
Source: AFP
Les Gardiens de la Révolution affirment avoir ciblé un F-16 israélien
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé samedi avoir ciblé un avion F-16 israélien survolant le centre du pays. L'Iran est en guerre avec Israël et les Etats-Unis depuis les frappes américano-israéliennes contre la République islamique le 28 février, un conflit qui s'est depuis étendu au Moyen-Orient.
«Un avion de chasse F-16 ennemi appartenant au régime sioniste a été touché à 03H45 dans le centre de l'Iran», ont affirmé sur leur site Sepah News les Gardiens, armée idéologique de la République islamique.
L'armée israélienne avait pour sa part indiqué plus tôt qu'un missile sol-air avait été tiré contre un appareil israélien lors d'une «activité opérationnelle» en Iran, sans préciser le type d'avion. Elle a ajouté qu'«aucun dommage n'avait été causé à l'appareil». Il n'était pas immédiatement clair si les déclarations iraniennes et israéliennes faisaient référence au même incident.
Des médias iraniens ont également diffusé une image montrant de la fumée dans le ciel, affirmant qu'un autre appareil avait été visé, en ne précisant ni son type, ni s'il appartenait à Israël ou aux Etats-Unis. L'AFP n'a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante cette image.
Source: AFP
Israël dit avoir frappé des sites de production de missiles à Téhéran
L'armée israélienne a annoncé samedi avoir frappé dans la nuit à Téhéran des installations utilisées pour la production de missiles balistiques du Corps des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique, au 22e jour du conflit au Moyen-Orient.
«Au cours de la nuit, l'armée de l'air israélienne (...) a mené une opération de frappes de grande envergure à Téhéran», indique l'armée dans un communiqué. «Dans le cadre de cette opération, des installations utilisées pour la production de composants essentiels au développement de missiles balistiques, appartenant à l'appareil de sécurité du régime iranien, ont été prises pour cible», poursuit-elle.
Parmi les sites frappés figurent notamment un complexe dédié à la production et au développement de composants de missiles balistiques, une installation de stockage, ainsi qu'un site du ministère iranien de la Défense chargé de produire du carburant pour missiles.
«Ces frappes réduisent considérablement la capacité du régime terroriste iranien à continuer de produire des composants essentiels pour les missiles balistiques sur ces sites», a affirmé l'armée.
Source: AFP
Des explosions ont été entendues dans la capitale du Bahreïn
Plusieurs explosions ont été entendues jeudi dans la capitale de Bahreïn, Manama, selon un journaliste de l'AFP, au moment où l'Iran intensifie sa campagne contre les pays du Golfe.
Deux missiles ont été vus être interceptés dans le ciel et plusieurs détonations ont secoué la ville après le déclenchement des sirènes d'alerte. Téhéran vise Bahreïn et d'autres pays voisins dans des frappes de représailles depuis les attaques américano-israéliennes contre l'Iran lancées le 28 février.
Source: AFP
L'armée américaine affirme avoir «réduit» la menace iranienne au détroit d'Ormuz
L'armée américaine a affirmé samedi avoir «réduit» la capacité de l'Iran à menacer la navigation dans le détroit d'Ormuz en bombardant cette semaine une installation souterraine abritant notamment des missiles de croisière.
«Nous avons non seulement détruit l'installation, mais nous avons également anéanti des sites de renseignement et des relais de radar de missiles qui servaient à surveiller les mouvements des navires,» a déclaré l'amiral Brad Cooper, à la tête de commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans une vidéo publiée sur X.
«La capacité de l'Iran à menacer la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz et aux alentours est, de ce fait, réduite, et nous n'arrêterons pas de poursuivre ces cibles», a-t-il ajouté.
Source: AFP