Avec une idée précise en tête
Plombée par la guerre en Iran, la Malaisie généralise le télétravail

La Malaisie va généraliser le télétravail pour réduire la consommation de carburant. Cette mesure répond à la crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient.
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La Malaisie va généraliser le télétravail pour réduire la consommation de carburant.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

La Malaisie va instaurer une «politique de télétravail» pour les ministères, les agences, les organismes publics et les entreprises liées à l'Etat à compter du 15 avril afin d'économiser du carburant, a annoncé mercredi le Premier ministre Anwar Ibrahim, au moment où la guerre au Moyen-Orient provoque une crise énergétique.

«Le conseil des ministres a approuvé la politique de télétravail. Elle vise à réduire la consommation de carburant et à garantir un approvisionnement énergétique stable», a déclaré Anwar Ibrahim lors d'une conférence de presse extraordinaire, tard mercredi soir, sans fournir plus de détails.

Ce pays d'Asie du Sud-Est est impacté par la guerre au Moyen-Orient, déclenchée fin février par des frappes américaines et israéliennes sur l'Iran. La République islamique bloque de facto le détroit d'Ormuz, par lequel passe habituellement un cinquième du transit mondial d'hydrocarbures.

Carburants subventionnés

La Malaisie subventionne fortement les carburants, les citoyens éligibles ne payant qu'1,99 ringgit (0,42 euros) par litre de sans plomb. Mais en raison de la flambée des prix du pétrole, le Premier ministre a abaissé le quota de carburant subventionné de 300 à 200 litres par mois.

Le ministre malaisien des Affaires étrangères, Mohamad Hasan, avait déclaré samedi que les navires pétroliers appartenant au géant public malaisien du pétrole et du gaz Petronas, au groupe Sapura Energy et à l'armateur MISC attendaient l'autorisation de traverser le détroit d'Ormuz en toute sécurité.

Les pétroliers malaisiens autorisés à traverser le détroit d'Ormuz seront exemptés du paiement d'un péage imposé par l'Iran, avait indiqué mardi le ministre des Transports, Anthony Loke. «Nous sommes une partie amie. Nous entretenons de bonnes relations diplomatiques avec le gouvernement iranien», avait alors affirmé Anthony Loke à des journalistes.

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