Fils d'un riche homme d'affaires ukrainien
Le corps démembré d'un homme enlevé a été retrouvé sur une plage de Bali

Ihor Komarov, fils d'un riche homme d'affaires ukrainien, a été enlevé et torturé à Bali. Ses restes mutilés ont été découverts sur une plage, indique la police.
L'homme avait été enlevé le 15 février alors qu'il circulait à moto avec un ami dans la ville touristique de Jimbaran.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Des restes humains en décomposition et mutilés découverts sur une plage de l'île de Bali appartenaient à un Ukrainien enlevé et torturé par ses ravisseurs, a indiqué vendredi la police indonésienne. Ihor Komarov, 28 ans, a été identifié grâce à des échantillons d'ADN prélevés sur le corps démembré et comparés à ceux de sa mère, a déclaré le porte-parole de la police de Bali.

Le porte-parole, qui s'exprimait devant les journalistes à Denpasar, capitale provinciale de l'île de Bali, n'a pas cité le nom de Ihor Komarov, mais a montré un morceau de papier sur lequel figuraient son nom et sa date de naissance. Selon les médias, la victime était le fils d'un riche homme d'affaires ukrainien et a été torturé par ses ravisseurs qui réclamaient des millions de dollars de rançon à sa famille.

Un suspect arrêté

La police a cependant indiqué que le mobile du crime faisait toujours l'objet d'une enquête. L'homme avait été enlevé le 15 février alors qu'il circulait à moto avec un ami dans la ville touristique de Jimbaran. Des agresseurs l'avaient forcé à prendre place dans une voiture. L'ami qui l'accompagnait avait alors signalé l'incident à la police. Quelques jours plus tard, des habitants avaient découvert des restes humains sectionnés sur une plage voisine et au bord d'une rivière.

La police a arrêté par la suite l'homme qui avait loué la voiture utilisée lors de l'enlèvement. Ce dernier a dénoncé six autres personnes, toutes de nationalité étrangère, désormais recherchées pour enlèvement et agression avec circonstances aggravantes. Les six suspects présumés ont fui le pays et la police a émis une notice rouge internationale en vue de leur interpellation.

«Certains (suspects) ont participé à l'enlèvement, d'autres ont peut-être commis des violences par la suite», a ajouté le porte parole de la police. «Ce sont tous des ressortissants étrangers possédant parfois plus de deux passeports (...) Des vérifications sont en cours à l'étranger», a-t-il encore indiqué.

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