Par les troupes russes
45 enfants ukrainiens transférés de force localisés par Europol

Europol a identifié 45 enfants ukrainiens déplacés de force lors d'une opération internationale en avril à La Haye. L'enquête révèle des itinéraires, des camps et des suspects liés aux déportations.
Selon Kiev, près de 20'000 enfants ukrainiens ont été déplacés de force, un chiffre «documenté» souligne Europol dans un communiqué.
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AFP Agence France-Presse

L'agence policière européenne Europol a annoncé lundi avoir retrouvé la trace de 45 enfants ukrainiens déplacés de force, à la suite d'une enquête coordonnée basée sur des sources d'informations publiques (OSINT).

Europol a coordonné avec 40 enquêteurs issus de 18 pays, la Cour pénale internationale (CPI) et d'autres partenaires non-gouvernementaux une vaste opération visant à identifier et à localiser des enfants transférés de force ou déportés vers les territoires ukrainiens temporairement occupés par la Russie, la Russie et la Biélorussie.

Près de 20'000 enfants ukrainiens déplacés de force

Selon Kiev, près de 20'000 enfants ukrainiens ont été déplacés de force, un chiffre «documenté» souligne Europol dans un communiqué. «Certains de ces enfants ont été adoptés par des ressortissants russes, tandis que d'autres sont détenus dans des camps de rééducation ou des hôpitaux psychiatriques», ajoute Europol.

A la suite de l'enquête qui s'est tenue les 16 et 17 avril à La Haye, des informations concernant 45 enfants ont été recueillies et transmises aux autorités ukrainiennes pour les aider dans leurs enquêtes en cours, explique l'agence. «Les experts en renseignement open source ayant participé à cette initiative ont rédigé 45 rapports contenant des informations précieuses susceptibles de permettre de localiser les enfants déportés», précise-t-elle.

Parmi ces informations figurent notamment «les itinéraires empruntés lors des déplacements forcés», «les personnes ayant facilité la déportation» ou encore «les camps ou les centres où les enfants ont été emmenés», détaille le communiqué. Des unités militaires russes au sein desquelles des enfants déportés seraient susceptibles de combattre dans le cadre de la guerre en Ukraine ont également été identifiées.

«Crimes contre l'humanité»

En mars, la Commission d'enquête internationale indépendante des Nations unies sur l'Ukraine a déclaré disposer de preuves l'amenant à conclure que «les autorités russes ont commis des crimes contre l'humanité, notamment des déportations et des transferts forcés, ainsi que des disparitions forcées d'enfants».

La commission a indiqué que la Russie avait déporté ou transféré «des milliers» d'enfants depuis les zones occupées d'Ukraine, dont 1205 cas ont été confirmés au moment de la déclaration. En 2023, la CPI a émis un mandat d'arrêt pour crimes de guerre à l'encontre de Vladimir Poutine, l'accusant d'avoir «illégalement déporté» des enfants ukrainiens. La Russie affirme quant à elle avoir transféré certains enfants ukrainiens de leurs foyers ou de leurs orphelinats afin de les protéger des hostilités.

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