Statut légal retiré
En Equateur, deux partis d'opposition disqualifiés avant des élections

L'autorité électoral équatorienne disqualifie deux partis d’opposition, jugés non conformes aux conditions légales exigées. L’opposition dénonce une décision politique à l’approche des élections locales prévues dans le pays.
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Deux partis de gauche ont été disqualifiés. L'opposition y voit une faveur accordée au gouvernement conservateur de Daniel Noboa.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

L'autorité électorale équatorienne a disqualifié dimanche deux partis d'opposition à sept mois des élections locales, l'opposition y voyant une faveur accordée au gouvernement conservateur du président Daniel Noboa.

Le Conseil électoral national (CNE) a estimé que les partis Construye et Unidad Popular «ne remplissaient pas les conditions requises» pour «conserver» leur statut légal, selon un communiqué publié sur X, défendant la «légalité» de la procédure. Les formations concernées ont assuré qu'elles feraient appel de cette décision devant la justice.

Les membres du CNE «sont des militants du gouvernement de Noboa», a déclaré Geovanni Atarihuana, chef d'Unidad Popular, lors d'une interview accordée à une radio locale.

Les élections locales en Equateur sont prévues pour novembre 2026 (elles avaient été initialement programmées en février 2027).

Dernièrement, le CNE a déjà suspendu pour neuf mois la principale formation d'opposition de gauche Revolución Ciudadana (Révolution citoyenne), proche de l'ex-président Rafael Correa (2007-2017), après une enquête du parquet sur la candidate perdante à l'élection présidentielle de 2025, Luisa Gonzalez. D'autres partis politiques et organismes, tels que le Centre de recherche économique et politique, ont condamné cette suspension.

Daniel Noboa impute à Rafael Correa, exilé et condamné pour corruption, la responsabilité de nombreux problèmes qui plongent le pays sud-américain dans une vague de violence et une crise économique.

Au pouvoir depuis 2023, allié de Donald Trump notamment dans le cadre de sa guerre déclarée contre le narcotrafic, le dirigeant de droite mène une très dure politique contre la criminalité.

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