Une animatrice de télévision égyptienne, Sara Khalifa, a été condamnée à mort avec onze autres personnes pour sa participation présumée à un vaste réseau de trafic de drogue. Dans son verdict, le tribunal pénal du Caire a prononcé la peine capitale par pendaison, assortie d'une amende de 500'000 livres égyptiennes (environ 8000 francs).
Selon la justice, les accusés auraient formé une véritable organisation criminelle, spécialisée dans l'importation de substances destinées à la fabrication de drogues de synthèse. A ce trafic présumé s'ajoute également l'accusation de détention illégale d'armes à feu.
Figure publique incontournable en Egypte, Sara Khalifa compte plus de 2,5 millions d'abonnés sur Instagram. Elle y est célèbre non seulement pour ses passages à la télévision, mais aussi en tant que gérante d'une clinique d'esthétique.
La présentatrice conteste les accusations
Lors du prononcé du verdict, la jeune femme de 32 ans a fondu en larmes et a imploré «la clémence et l’humanité». Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité n’a pas pu être confirmée de manière indépendante, elle a déclaré: «Je n’ai jamais fumé une cigarette de ma vie. Je jure devant Dieu qu’on m’a fait du tort.»
Selon le parquet, le réseau importait de l’étranger des matières premières destinées à la fabrication de drogues synthétiques. Les autorités ont saisi 750 kilogrammes de drogues ainsi que d’autres matières premières dans un appartement. L’accusation s’appuie sur les témoignages de 20 témoins ainsi que sur des conversations, des photos et des enregistrements vidéo. Selon Amnesty International, l’Egypte a prononcé en 2025 l’un des plus grands nombres de condamnations à mort au monde: au total, 492 détenus ont été condamnés à la peine capitale. 23 exécutions ont été menées à bien.