Des vidéos glaçantes
Le ministre de la Justice syrien aurait supervisé deux exécutions de femmes en 2015

Des vidéos choquantes révèlent le passé sombre du nouveau ministre de la Justice syrien: Shadi al-Waisi, aurait supervisé des exécutions de femmes en 2015. Le gouvernement tente de minimiser, parlant d'une «autre époque».
La plateforme Verify a identifié l'actuel ministre de la Justice Syrien, Shadi al-Waisi sur les vidéos d'exécution de deux femmes datant de 2015.
Photo: AFP
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Solène MonneyJournaliste Blick

Deux vidéos suscitent l'émoi en Syrie. Dans la première, un homme au-dessus d'une femme agenouillée prononce sa sentence: elle est condamnée à mort pour «infidélité et prostitution». Dans une deuxième séquence, une autre femme le supplie de lui laisser «voir ses enfants une dernière fois». Elle est finalement froidement abattue d'une balle dans la tête, sans pitié. 

Les deux vidéos ont été authentifiées par la plateforme Verify, rapporte franceinfo lundi 6 janvier. L'homme présent qui supervise ses exécutions a été identifié comme Shadi al-Waisi, l'actuel ministre de la Justice syrien de Hayat Tahrir al-Sham (HTS). Les séquences auraient été tournées en 2015 dans la province d'Idlib, administré à l'époque par le Front al-Nosra (ancêtre de HTS), lorsque Shadi al-Waisi y était juge. 

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«Ce chapitre est clos»

Ces vidéos ont également fait réagir sur les réseaux sociaux: les appels à la démission se sont multipliés. Un haut responsable de la nouvelle administration syrienne a confirmé à la plateforme Verify que c'était bien l'actuel ministre de la Justice. Pour lui, c'était «une autre époque que nous avons dépassée», dans une région précise qui appliquait la charia. La source sous couvert d'anonymat ajoute qu'il faut maintenant tourner la page: «Ce chapitre est clos». 

Il réaffirme également l'attachement du nouveau gouvernement syrien aux principes de «justice et d'Etat de droit». Le haut responsable promet un «examen approfondi» de toutes les actions juridiques entreprises «à cette époque».

Le passé de l'actuel ministre de la Justice semble quand même mettre le gouvernement dans l'embarras. Son nouveau dirigeant Ahmad al-Chareh se mure pour l'instant dans le silence. Ce dernier s'était d'ailleurs illustré en refusant de serrer la main à Annalena Baerbock, ministre allemande des Affaires étrangères, lors d'une rencontre à Damas vendredi 3 janvier. 

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