Accusé d'avoir diffamé des militants assassinés
Le siège de Starbucks perquisitionné en Corée du Sud après une publicité jugée offensante

La police sud-coréenne a perquisitionné mercredi le siège de Starbucks Corée dans le cadre d'une enquête sur une campagne publicitaire controversée. L'enseigne est accusée d'avoir porté atteinte à la mémoire de militants tués lors de manifestations historiques.
Une enquête vise Starbucks après une publicité accusée d'avoir offensé la mémoire de militants. (Image prétexte)
Photo: Shutterstock
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AFP Agence France-Presse

La police sud-coréenne a procédé mercredi à une perquisition au siège national de Starbucks, a indiqué à l'AFP l'opérateur local de la chaîne, après un fiasco publicitaire accusé d'avoir diffamé des militants tués lors de célèbres manifestations en faveur de la démocratie. «La police de Séoul a procédé ce matin à une perquisition au siège de Starbucks en Corée dans le cadre de l'enquête en cours», a déclaré à l'AFP un porte-parole du groupe Shinsegae, qui a refusé de fournir plus de détails.

La police de Séoul a indiqué qu'une enquête était en cours, mais a également refusé de fournir davantage d'informations sur cette affaire. En mai, Starbucks s'est retrouvé au coeur d'une vive controverse à propos d'une promotion locale pour des gobelets réutilisables, qui présentait le jour férié du 18-Mai comme le «Tank Day». Ce terme désigne les gobelets de la marque, mais signifie également «char» en anglais.

Or, le 18 mai coïncide avec le 46e anniversaire du soulèvement prodémocratie de Gwangju, maté dans le sang par des chars. Une association et des familles des victimes ont porté plainte contre des membres du groupe Shinsegae, qui exploite Starbucks en Corée du Sud, les accusant d'avoir diffamé et insulté les victimes et leurs proches. 

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