Un homme condamné pour avoir tenté d'incendier une importante mosquée de Téhéran et pour collaboration avec Israël et les Etats-Unis au cours des manifestations de décembre et janvier a été exécuté mardi, a annoncé le pouvoir judiciaire iranien. «Amir Ali Mirjafari (...), l'un des éléments armés collaborant avec l'ennemi ayant tenté d'incendier la grande mosquée de Gholhak (un quartier de Téhéran, ndlr), et qui dirigeait les activités anti-sécurité du Mossad dans la zone, a été pendu ce matin», a annoncé le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.
Il a précisé que la condamnation à mort, confirmée par la cour suprême, était fondée sur le fait qu'il avait agi pour le compte «du régime sioniste, du gouvernement américain hostile et de groupes hostiles contre la sécurité du pays». Selon Mizan, ces agissements ont eu lieu au cours du vaste mouvement de contestation apparu en Iran fin décembre en réaction à la hausse du coût de la vie, et qui avait évolué en manifestations antigouvernementales d'ampleur nationale, culminant les 8 et 9 janvier.
Nombreuses exécutions
Les autorités iraniennes ont déclaré que les manifestations avaient commencé pacifiquement avant de se transformer en «émeutes fomentées par l'étranger». Le pouvoir a reconnu plus de 3000 morts dans les manifestations, mais impute les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les Etats-Unis et Israël.
Ces dernières semaines, l'Iran a procédé à de nombreuses exécutions de personnes impliquées dans les manifestations et accusées par les autorités d'agir pour le compte d'Israël, des États-Unis ou de groupes d'opposition, notamment des membres de l'organisation interdite Moudjahidine du peuple (MEK).
L'Iran est en guerre contre les États-Unis et Israël depuis le 28 février. Un cessez-le-feu fragile de deux semaines est en vigueur depuis le 8 avril.