Le nouveau président chilien d'extrême droite José Antonio Kast a annoncé mercredi, dans un message à la nation, un paquet de réformes législatives pour lutter contre le crime organisé, l'une de ses principales promesses de campagne. «Il s'agit de plus de 30 projets, certains déjà au Congrès (...) et d'autres que nous présenterons dans les prochains jours, qui vont changer la façon dont nous affrontons le crime organisé au Chili», a déclaré Kast dans un message télévisé.
Selon le dirigeant chilien, le projet de réformes permettra à son gouvernement de «disposer d'un cadre d'action beaucoup plus large et d'outils plus efficaces pour combattre la criminalité. Appartenir à une organisation criminelle sera, en soi, un délit passible de peines aggravées». Il a en outre réaffirmé son intention d'allonger la durée de rétention des migrants en situation irrégulière, actuellement fixée à cinq jours, et d'augmenter «la capacité d'expulsion effective» des personnes sans papiers, sans donner davantage de détails.
José Antonio Kast, un avocat de 60 ans, est arrivé au pouvoir en mars en promettant de mettre en place un gouvernement «d'urgence» qui lutterait avec fermeté contre la délinquance et la migration irrégulière. Le Chili est l'un des pays les plus sûrs d'Amérique latine, même si les homicides et les enlèvements ont augmenté ces dernières années avec l'arrivée de groupes criminels étrangers, comme le gang vénézuélien Tren de Aragua.
Son taux d'homicides était de 5,4 pour 100'000 habitants en 2025, soit le double d'il y a dix ans. En juillet, le parlement chilien avait approuvé la quasi-totalité de la réforme fiscale impulsée par Kast pour relancer l'économie, une autre de ses promesses de campagne.