Le nombre de migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta grimpe à 75
Le nombre de migrants morts en ayant tenté de rejoindre Ceuta la semaine dernière a grimpé mardi à 75, a indiqué la préfecture de cette enclave espagnole à l'AFP. Un précédant bilan officiel faisait état de 72 migrants décédés, principalement lors de noyades en mer Méditerranée.
Les images de migrants gagnant la semaine dernière Ceuta à pied ou à la nage ont été abondamment relayées, provoquant une crise migratoire inédite dans l'enclave et de vives tensions diplomatiques au sein de l'Union européenne.
Source: AFP
Les ministres européens ont convenu que Schengen n'était «pas le problème mais plutôt la solution»
Les ministres européens de l'Intérieur, réunis mardi en «réunion informelle» après l'afflux inédit de dizaines de milliers de migrants à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, ont «convenu» que l'espace Schengen n'était pas «le problème», selon le ministre français Laurent Nuñez.
«Tous et toutes ont convenu que la question de l'espace Schengen n'était pas vraiment le problème, mais plutôt la solution», a-t-il affirmé à la presse, regrettant par ailleurs les «dissensions» apparues au sein de l'UE après cette crise «puisqu'un certain nombre de pays qui pratiquent l'ingérence étrangère (...) savent utiliser les positions divergentes des uns et des autres pour finalement attaquer l'Union européenne».
Source: AFP
L'espace Schengen pas «compromis» pendant la crise migratoire à Ceuta, assure Madrid
L'espace Schengen n'a pas été «compromis» pendant la crise migratoire dans l'enclave de Ceuta, a assuré mardi le ministre espagnol de l'Intérieur, à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres de l'UE sur le sujet.
«En aucun cas l'espace Schengen n'a été compromis dans cette crise», a-t-il affirmé lors d'un point-presse à Madrid, en réponse aux vives critiques de plusieurs dirigeants européens sur cette situation inédite à Ceuta. «L'espace Schengen n'a jamais été en danger, pas même en danger minimal», a-t-il ajouté.
Source: AFP
72'000 migrants sont entrés illégalement, dont 70'000 déjà retournés au Maroc
Au moins 72'000 migrants sont entrés illégalement la semaine dernière dans l'enclave espagnole de Ceuta, dont 70'000 sont déjà rentrés au Maroc, a assuré mardi le ministre espagnol de l'Intérieur.
Le dernier chiffre communiqué par le gouvernement espagnol à Madrid faisait état jusque-là de 50'000 migrants entrés illégalement sur le sol espagnol, dont "la quasi-totalité" était déjà repartie au Maroc.
Source: AFP
Rabat dit avoir alerté Madrid du risque posé par une récente décision de justice espagnole
Le Maroc avait prévenu l'Espagne, avant la crise à Ceuta, des risques migratoires que faisait peser une récente décision de justice espagnole, a affirmé à l'AFP un haut responsable marocain, rejetant toute défaillance du dispositif sécuritaire de son pays.
Ces derniers jours, près de 60.000 personnes, essentiellement des Marocains, ont rejoint ou tenté de rejoindre l'enclave espagnole de Ceuta à pied ou à la nage depuis la ville voisine de Fnideq. Cet afflux inédit a rapidement saturé l'enclave espagnole avant de donner lieu à des milliers de retours vers le Maroc.
Selon ce très haut responsable, qui s'est exprimé sous couvert d'anonymat lundi soir auprès de l'AFP et de quelques autres médias, les autorités marocaines avaient alerté Madrid sur le risque posé par une récente décision de la Cour suprême espagnole stipulant que le renvoi immédiat d'un migrant ne s'appliquerait pas aux personnes arrivées par la mer.
Source: AFP
Après Ceuta, Von der Leyen veut une «réponse européenne commune pour renforcer les frontières»
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a appelé lundi à trouver une «réponse européenne commune», après l'afflux illégal et inédit de dizaines de milliers de personnes à Ceuta, enclave espagnole en Afrique du Nord, au cours duquel au moins 72 migrants ont perdu la vie côté espagnol et au moins 11 côté marocain.
L'arrivée en masse de ces jeunes jeudi et vendredi a déclenché une crise diplomatique entre l'Espagne et certains de ses partenaires européens les plus critiques de sa politique migratoire, en particulier l'Italie de la cheffe de gouvernement d'extrême droite Giorgia Meloni.
L'Italie ou le Danemark ont appelé à suspendre l'Espagne de l'espace Schengen, même si la ville autonome de Ceuta n'appartient pas par dérogation à cet espace de libre circulation.
Ces positions politiques ont suscité la colère de Madrid, qui a réclamé l'organisation d'une réunion entre ministres de l'Intérieur de l'Union européenne. Cet échange, par visioconférence, doit avoir lieu mardi.
Source: AFP
Selon Madrid, au moins 72 migrants sont morts
Au moins 72 migrants sont morts en essayant de gagner de force Ceuta, lors de l’afflux inédit de dizaines de milliers de personnes, principalement de jeunes Marocains, dans l’enclave espagnole en Afrique du Nord, où police et armée patrouillaient dimanche et procédaient toujours à quelques arrestations et expulsions.
L’arrivée en masse cette semaine de ces jeunes a déclenché une crise diplomatique entre l’Espagne et ses partenaires européens les plus critiques de sa politique migratoire. Les ministres de l’Intérieur des pays de l’UE aborderont mardi en visioconférence les événements de Ceuta.
Selon Madrid, la «quasi-totalité» des quelque 60'000 personnes ayant franchi illégalement la frontière ont depuis été renvoyées au Maroc voisin, où les autorités n’ont fait aucun commentaire sur ce soudain afflux décrit par le gouvernement autonome de Ceuta comme le pire jamais vu dans l’enclave et dont le bilan humain ne cesse de s’aggraver.
«Le dernier chiffre que nous ayons est de 72», a indiqué le délégué du gouvernement local de Ceuta, Miguel Angel Perez Triano, à des journalistes qui l’interrogeaient sur le nombre de morts. Le précédent bilan était de 67 morts. Beaucoup se sont noyés.
L’Association marocaine des droits humains (AMDH) a, elle, fait état de «près de 130 victimes» et de dizaines de disparus, et appelé samedi à l’ouverture d’une enquête indépendante sur les causes de cet afflux inédit de migrants entre la ville marocaine de Fnideq et l’enclave espagnole.
Elle a condamné «le silence inquiétant des responsables et des institutions» du pays estimant que ce mutisme a contribué à cet afflux. Une source proche du milieu associatif a déclaré à l’AFP que «la façon dont les choses se sont passées» laissait penser que ces arrivées massives à la frontière n’avaient pas pu se produire sans l'«accord des autorités» marocaines.
Source: AFP
Le Maroc annonce la mort de 11 migrants
Le ministère de l’Intérieur marocain a donné dimanche un premier bilan des migrants morts en tentant de rejoindre illégalement ces derniers jours l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc, estimant que 11 personnes avaient perdu la vie, Madrid recensant pour sa part au moins 72 morts.
Dix personnes sont décédées par noyade tandis que la onzième a chuté d’une zone rocheuse entre la ville marocaine frontalière de Fnideq et Ceuta, a précisé le ministère dans un communiqué.
Madrid a pour sa part recensé au moins 72 morts parmi les plus de 60.000 migrants qui ont réussi à atteindre l’enclave ces derniers jours et dont la quasi-totalité ont été renvoyés de Ceuta.
Source: AFP
Le bilan de la crise à Ceuta grimpe à au moins 72 morts
Au moins 72 personnes sont mortes en voulant rejoindre illégalement l'enclave espagnole de Ceuta sur la côte nord du Maroc, ont indiqué dimanche les autorités locales. «Le dernier chiffre que nous ayons est de 72», a indiqué le délégué du gouvernement local de Ceuta, Miguel Angel Perez Triano, à des journalistes qui l'interrogeaient sur le nombre de morts. Le précédent bilan était de 67 morts. Beaucoup se sont noyés.
Un silence inquiétant
L'Association marocaine des droits humains (AMDH) a fait état de «près de 130 victimes» et de dizaines de disparus, et appelé samedi à l'ouverture d'une enquête indépendante sur les causes de cet afflux inédit de migrants entre la ville marocaine de Fnideq et l'enclave espagnole.
Elle a condamné «le silence inquiétant des responsables et des institutions» du pays estimant que ce mutisme a contribué à cet afflux. Une source proche du milieu associatif a déclaré à l'AFP que «la façon dont les choses se sont passées» laissait penser que ces arrivées massives à la frontière n'avaient pas pu se produire sans l'«accord des autorités» marocaines.
Source: AFP
La quasi-totalité des migrants sont repartis, assure Madrid
La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, étaient repartis samedi, a assuré Madrid, tandis que, face à cette crise migratoire, les ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne se réuniront mardi.
Environ 60'000 personnes – principalement des jeunes hommes et des adolescents, en très grande majorité des Marocains – sont arrivées sans autorisation à Ceuta depuis le début de semaine en franchissant la frontière terrestre ou en passant par la mer à partir du Maroc voisin, selon le chiffre fourni aux journalistes par le président régional de ce petit territoire, Juan Jesus Vivas.
Presque tous ces migrants l’avaient quitté samedi, a toutefois affirmé le ministre espagnol de l’Intérieur Fernando Grande-Marlaska, dépêché d’urgence sur place. «La situation est presque entièrement inversée», s’est-il exclamé devant la presse.
Dans la matinée, sous la surveillance de soldats et de policiers espagnols, les derniers jeunes gens ont continué de repasser la frontière vers le Maroc, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ceux qui s’attardaient trop longtemps sur le sentier côtier étaient immédiatement reconduits vers la sortie par les militaires.
Les 84'000 habitants de Ceuta «peuvent se promener, font leurs courses, les commerces ont rouvert», a insisté le ministre Fernando Grande-Marlaska, reconnaissant toutefois que cette crise migratoire qui s’est muée en querelle diplomatique au sein de l’Union européenne n’était «pas terminée».
Source: AFP
Réunion mardi des ministres de l’Intérieur de l’UE
Les ministres de l’Intérieur des pays de l’UE se réuniront mardi en visioconférence afin d’échanger «sur les développements à Ceuta», a annoncé l’Irlande, qui assure la présidence tournante de l’UE, samedi.
Par missives interposées, l’Espagne, puis un groupe de 22 pays, dont l’Italie et le Danemark, ont tour à tour réclamé cette réunion afin d’échanger sur la crise migratoire dans cette enclave espagnole et les tensions diplomatiques qui en ont suivi.
La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, sont retournés au Maroc samedi, a assuré Madrid.
Source: AFP