Après des menaces de Trump
L’Iran interrompt les négociations au Bürgenstock en signe de protestation

Les Etats-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban. La cérémonie de signature prévue le vendredi 19 juin en Suisse a été reportée.
18:47 heures

Les menaces de Trump ont du mal à passer au Bürgenstock

Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a conseillé dimanche aux Etats-Unis de «peser leurs mots» après un message de Donald Trump menaçant de frapper l'Iran, en pleins pourparlers en Suisse.

«Ils feraient mieux de peser leurs mots; nos forces armées sont prêtes à leur répondre autrement», a tancé sur X l'influent M. Ghalibaf, sans citer nommément le président américain mais dans une référence explicite à son dernier message. 

Donald Trump avait enjoint plus tôt Téhéran à empêcher ses alliés au Liban de «causer des problèmes», sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes sur l'Iran.

L'agence de presse iranienne Fars affirme que ces menaces ont entraîné la suspension des discussions. Cette affirmation n'a pas été confirmée de source officielle dans l'immédiat. 

La première clause du protocole d'accord signé à distance mercredi par Donald Trump et son homologue iranien Massoud Pezeshkian stipule notamment que les deux pays s'engagent «à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre».

Photo: keystone-sda.ch

Source: AFP

15:27 heures

Premier round au Bürgenstock entre Washington et Téhéran

Le «sommet du lac des Quatre-Cantons» entre Etats-Unis et Iran a démarré au Bürgenstock (NW) dans une cacophonie symbole de la complexité de la situation. Dimanche après-midi, le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien Mohammad Ghalibaf ont entamé des discussions avec les médiateurs pakistanais et qatarien.

La plupart des médias internationaux et le Qatar ont annoncé le début des pourparlers avant même qu'ils ne démarrent. Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi est venu brièvement avant de repartir avant les discours d'ouverture. Lorsqu'il est revenu avec M. Ghalibaf peu après 15h, les photographes n'étaient plus autorisés dans la salle pour avoir des clichés des deux pays siégeant l'un en face de l'autre.

«C'est une rencontre historique» pour «changer le Moyen-Orient», a toutefois affirmé M. Vance au début de deux mois de négociations après le protocole d'accord signé par les présidents américain Donald Trump et iranien Massoud Pezechkian. Il a relevé qu'un format avec de hauts responsables américains et iraniens en négociation directe était presque une première en près de 50 ans. «Nous avons eu des avancées ces dernières heures et nous espérons en avoir d'autres dans les prochaines», a-t-il ajouté.

Mais M. Vance de mettre en garde les Iraniens. «La question est désormais combien nous atteindrons ensemble» par la voie diplomatique. «Si vos dirigeants sont prêts à abandonner le fait d'être un facteur d'instabilité régionale» et «abandonner des ambitions nucléaires à long terme», «les Etats-Unis veulent changer fondamentalement la relation avec ce pays», a insisté M. Vance.

Photo: AFP

Source: ATS

18:25 heures

Le chef du Hezbollah dit refuser toute zone de sécurité israélienne au Liban

Naïm Qassem, a refusé dimanche toute zone de sécurité israélienne dans le sud du Liban, après qu'Israël a dit vouloir y maintenir son armée.

Le maintien de forces israéliennes sur le sol libanais est «impossible» et «il n'y a pas de zones de sécurité pour Israël», a déclaré le chef du groupe pro-iranien Hezbollah dans une adresse télévisée.

«Nous avons une armée libanaise seule à même de se déployer et responsable de la sauvegarde de la souveraineté» du Liban, "et c'est avec elle que nous coopérons», a-t-il ajouté.

Photo: IMAGO/Anadolu Agency

Source: AFP

18:09 heures

Tsahal restera au Liban «aussi longtemps que nécessaire»

L'armée israélienne restera dans le sud du Liban «aussi longtemps que nécessaire», a déclaré dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur fond de négociations entre l'Iran et les Etats-Unis en Suisse pour mettre fin au conflit dans la région.

«Nous resterons dans la zone de sécurité du sud du Liban aussi longtemps que nécessaire afin de protéger les habitants du nord [d'Israël], qui nous sont chers, ainsi que l'ensemble des citoyens de l'Etat», a dit M. Netanyahu lors d'une cérémonie à la mémoire de son frère, tombé au combat en 1976.

Il a ajouté que «quels que soient les développements diplomatiques à venir, je ne permettrai pas à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Tant que je serai Premier ministre d'Israël, cela n'arrivera pas».

Photo: AFP

Source: AFP

17:40 heures

Le programme nucléaire iranien n'aurait pas été évoqué

La télévision d'Etat iranienne a fait état d'une pause dans les négociations au Bürgenstock entre l'Iran et les Etats-Unis, sous médiation du Pakistan et du Qatar, et affirmé que le programme nucléaire iranien n'avait pas été discuté.

«Aucune négociation concernant le programme nucléaire iranien n'a eu lieu durant les 80 minutes de la première session de pourparlers», a indiqué la chaîne, ajoutant que les discussions avaient porté à ce stade sur le respect du protocole d'accord conclu entre Téhéran et Washington, ainsi que sur la situation au Liban.

Photo: keystone-sda.ch

Source: AFP

16:07 heures

Trump en remet une couche

Donald Trump a enjoint Téhéran d'empêcher ses alliés au Liban de «causer des problèmes», sans quoi les Etats-Unis reprendraient leurs frappes sur l'Iran, en pleines négociations dimanche en Suisse entre les deux pays.

«L'Iran doit immédiatement empêcher ses groupes affiliés hautement payés au Liban de causer des problèmes. S'ils ne le font pas, nous frapperons l'Iran très fort à nouveau, comme nous l'avons fait la semaine dernière, si ce n'est plus fort encore», a lancé le président américain sur sa plateforme Truth Social, en référence aux affrontements entre le Hezbollah, allié de Téhéran, et Israël, dans le sud du Liban.

Source: AFP

14:36 heures

Israël affirme qu'aucune restriction ne s'applique à ses troupes pour «éliminer les menaces» au Liban

Le ministre israélien de la Défense a déclaré dimanche que ses troupes pouvaient agir «sans aucune restriction» pour «éliminer les menaces» au Liban, réaffirmant qu'elles y resteraient dans la bande territoriale qu'elles occupent dans le sud, qu'Israël qualifie de «zone de sécurité».

«Il n'y a jamais eu, et il n'y a actuellement aucune restriction empêchant les soldats (...) au Liban d'agir pour éliminer les menaces», a affirmé Israël Kartz dans un communiqué. «Israël ne se retirera pas de la zone de sécurité au Liban», a-t-il répété, en référence à une zone s'étendant sur environ 10 kilomètres à l'intérieur du territoire libanais, où les forces israéliennes sont déployées.

Le ministre s'est exprimé après que l'Iran a averti qu'il n'entrerait pas «dans la phase de négociation en vue d'un accord final» avec Washington sans cessation des hostilités au Liban, où Israël a juré de venir à bout du Hezbollah pro-iranien.

Source: AFP

13:58 heures

L'Iran a entamé des discussions avec les Etats-Unis et le Qatar

Des discussions tripartites ont débuté dimanche après-midi en Suisse entre l'Iran, les Etats-Unis et le médiateur qatari portant sur le Liban et la question des avoirs gelés iraniens, a rapporté la télévision d'Etat iranienne.

«Une réunion tripartite impliquant l'Iran, les Etats-Unis et le Qatar sur les sujets d'un cessez-le-feu global au Liban et des avoirs iraniens bloqués se tient actuellement sur le lieu des négociations», un hôtel de luxe dans le centre de la Suisse, dans la foulée du protocole d'accord irano-américain conclu cette semaine.

Le Qatar confirme

Dans un communiqué, le ministère qatari des Affaires étrangères a annoncé «l'ouverture des travaux du sommet du lac de Lucerne et la tenue de la première réunion de la commission de haut niveau avec la participation de représentants des Etats-Unis, de la République islamique d'Iran et des deux Etats médiateurs», le Qatar et le Pakistan.

Doha a dit espérer que ces réunions aboutissent à «un accord global et durable traitant l'ensemble des questions abordées dans le mémorandum d'entente» signé mercredi par Téhéran et Washington.

Source: AFP

12:43 heures

Les premières discussions bilatérales ont commencé au Bürgenstock

Les entretiens bilatéraux préliminaires ont débuté dimanche au complexe hôtelier de Bürgenstock afin de définir le cadre des discussions de la table ronde avec l'Iran, les Etats-Unis, le Pakistan et le Qatar. 

Photo: keystone-sda.ch

La phase la plus intense des négociations est prévue dans l'après-midi. Présent, le ministre suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis a d'ores et déjà a rencontré ce matin son homologue iranien, Abbas Araghchi.

Source: AFP

11:50 heures

Le président iranien affirme que son pays ne cherche pas la bombe atomique

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réitéré dimanche que l'Iran ne cherchait pas à se procurer la bombe atomique tout en insistant sur son droit à poursuivre l'enrichissement d'uranium, avant des discussions avec les Etats-Unis prévus dans l'après-midi en Suisse.

Photo: AFP

«Cela n'a rien de nouveau, et nous pouvons également affirmer par écrit que nous n'avons aucune intention de fabriquer une bombe», a déclaré Massoud Pezeshkian, cité par le site de la présidence iranienne. «Toutefois, nous ne renoncerons pas à notre droit à l'enrichissement», a-t-il ajouté, alors que le Traité de non-prolifération (TNP), dont l'Iran est signataire, garantit ce droit à des fins civiles.

Source: AFP

11:25 heures

Les discussions tourneront autour du Liban, affirme Téhéran

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a clairement indiqué aux médias d'Etat iraniens que Téhéran considère actuellement qu'une clause essentielle du mémorandum signé par les États-Unis et l'Iran a été violée. Cette clause concerne la cessation des hostilités sur tous les fronts, «y compris au Liban», comme l'a souligné Esmail Baghaei. 

«Nous savons que cette clause n’a pas été appliquée et que les Etats-Unis n’ont pas été en mesure ou n’ont pas voulu en assurer l’application», a-t-il déclaré, critiquant les Etats-Unis. Israël continue de bafouer ses obligations à cet égard. Par conséquent, «cette question est au cœur des discussions d’aujourd’hui».

11:14 heures

Cassis rencontre son homologue iranien au Bürgenstock

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a rencontré dimanche matin son homologue iranien Abbas Araghchi au Bürgenstock. Le début du sommet en lui-même est prévu dans l'après-midi, selon Téhéran. Les deux ministres ont discuté pendant environ 45 minutes, avant le début officiel du «sommet du lac des Quatre-Cantons» entre les Etats-Unis et l'Iran. La délégation iranienne, arrivée samedi soir en Suisse, est emmenée par le nouvel homme fort du régime, le président du Parlement Mohammad Ghalibaf.

Photo: keystone-sda.ch

Selon le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, cité par l’agence officielle IRNA, la rencontre ne devrait durer qu'un seul jour. Après des bilatérales entre l'Iran et chacun des deux médiateurs, le Qatar et le Pakistan, le format quadrilatéral Etats-Unis/Iran/Qatar/Pakistan doit démarrer dans l'après-midi, a-t-il ajouté. La Suisse représente elle les intérêts américains en Iran. Et elle sécurise la rencontre nidwaldienne, notamment avec jusqu'à 2000 militaires et policiers.

Source: ATS

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