Un tweet controversé
Le chef du mouvement antivax Mass-Voll condamné pour diffamation

Le président du mouvement antivax «Mass-Voll», Nicolas Rimoldi, a été condamné jeudi à Frauenfeld pour diffamation. Un tweet controversé sur le décès de la ministre Sonja Wiesmann en 2025 lui vaut une amende avec sursis.
Un tweet sur une conseillère d’État décédée vaut une condamnation à Nicolas Rimoldi.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Le président du mouvement antivax «Mass-Voll» s'est vu condamné jeudi en Thurgovie à une peine pécuniaire avec sursis pour diffamation. Nicolas Rimoldi comparaissait devant les juges après un tweet jugé diffamatoire à propos du décès de la conseillère d'État thurgovienne Sonja Wiesmann survenu en 2025.

Le tribunal de Frauenfeld a estimé qu'il s'agissait d'une diffamation «frisant la calomnie». Le jour du décès de la ministre socialiste, un message publié sur le compte X de Nicolas Rimoldi disait: «Une meurtrière de moins. Je regrette qu'elle ne subisse jamais la justice pour son crime du coronavirus.»

Il nie les faits

La ministre Sonja Wiesmann est décédée le 23 janvier 2025 à l'âge de 58 ans d'une hémorragie pulmonaire. Elle avait passé seulement huit mois à la tête du département de la justice et de la sécurité du canton de Thurgovie, suite à son élection en avril 2024.

Jeudi, le tribunal a condamné Nicolas Rimoldi à une peine avec sursis de 60 jours-amende à 50 francs, assortie d'un délai d'épreuve de quatre ans. Il devra également s'acquitter de 2080 francs de frais d'enquête et de justice, auxquels s'ajoutent 1670 francs à titre d'indemnisation pour les deux filles de la ministre décédée, qui s'étaient constituées partie civile.

Le leader de «Mass-Voll», qui n'en est pas à son premier procès, a nié avoir rédigé lui-même le message sur la plateforme X, affirmant avoir confié cette tâche à un bénévole ayant accès à ses comptes. Son avocat a déclaré qu'il fera appel.

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