Huit communes de l'Ouest lausannois lancent une pétition pour apaiser le secteur du goulet d'étranglement de Crissier. Elle est issue des formations politiques de centre-droit et plaide pour une fluidification du trafic dans la région. Plus de 1200 signatures ont été récoltées à ce jour.
Les huit communes du comité «Stop bouchons: apaiser l'Ouest lausannois» sont celles de Bussigny, Chavannes, Crissier, Ecublens, Prilly, Renens et St-Sulpice, indique-t-il mercredi dans un communiqué. Elles sont représentées par des municipaux et municipales de droite et du centre.
«Le projet de suppression du goulet d'étranglement de Crissier visant à désengorger l'autoroute A1 dans l'Ouest lausannois et améliorer la qualité de vie dans les communes environnantes s'enlise», regrette le comité. «Le retrait de la commune de Chavannes de la convention entre l'Office fédéral des routes (OFROU), le Canton de Vaud et les huit communes de l'Ouest lausannois a mis en évidence les oppositions à un projet pourtant favorable à un bassin de population de près de 90'000 personnes et plus de 70'000 emplois», poursuit-il.
«Conscientes que la majorité silencieuse souhaite fluidifier le trafic dans la région, les formations politiques du centre-droite de l'Ouest lausannois ont lancé une pétition visant à faire accélérer le processus et démontrer que ce projet est, contrairement à ce qui est véhiculé, voulu par la population», affirment les huit communes.
De nouvelles idées
Pour rappel, la Municipalité de Chavannes-près-Renens s'était retirée en début 2025 du projet. Elle avait décidé de dénoncer unilatéralement la convention – liée au financement – signée en 2021 avec l'OFROU et le Canton de Vaud. Les autorités de la commune considéraient que le projet allait à l'encontre des actions présentes et futures de la commune en faveur d'une mobilité responsable favorisant la marche, le vélo et les transports publics.
Les études autour de l'abandon de la jonction autoroutière de Chavannes-près-Renens sur l'A1, visant à la suppression du goulet d'étranglement de Crissier se poursuivent toutefois. Une nouvelle idée a émergé: supprimer l'autoroute entre Ecublens et Lausanne à l'horizon 2036, multiplier des accès multimodaux sur un boulevard urbain et créer une voie express verte pour les vélos.