Coup de tonnerre à la RTS
Tataki secoué par un «climat toxique» et le départ précipité de son chef

Tataki, le média jeunesse de la RTS, traverse une période agitée. Des collaboratrices dénoncent un «climat toxique» de la part d'un cadre, tandis que son chef a quitté ses fonctions le 6 février dans des circonstances floues.
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Une collaboratrice de Tataki dénonce le «climat toxique» installé par un cadre.
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Solène MonneyJournaliste Blick

Le média jeunesse de la RTS destiné aux 15-25 ans, Tataki, traverse une zone de fortes turbulences. Le 6 février, son chef a quitté ses fonctions précipitemment «d’un commun accord», selon l’intéressé, sans que la RTS ne précise s’il s’agit d’une démission ou d’un licenciement, révèle «La Tribune de Genève».

En parallèle, deux collaboratrices dénoncent un «climat toxique» au sein de la rédaction, visant un cadre Tataki toujours en poste. Une situation qui n'aurait aucun lien avec le départ du chef, selon la RTS. Les employées évoquent une ambiance misogyne, des propos déplacés à caractère sexuel, des moqueries, y compris envers une personne en situation de handicap, ainsi qu’un favoritisme pour les hommes et des inégalités de traitement. Une ancienne employée corrobore ces accusations.

Une lettre de soutien

Le cadre incriminé réfute l’ensemble des allégations, tout en admettant d’éventuelles «failles». Selon lui, les faits reprochés relèvent davantage de différences de codes et de langage propres aux jeunes générations. Il assure intervenir lorsque certaines limites sont franchies. Une lettre de soutien signée par 24 collaborateurs – sur 25 – défend de son côté un climat bienveillant.

La RTS indique que des démarches RH ont été engagées et qu’une analyse interne du climat de travail est en cours. Des collaboratrices expliquent avoir parlé de la situation aux ressources humaines, sans trouver d'issue appropriée selon elles. La rédaction compte un peu moins d'une trentaine d'employés, dont la majorité sont dans la vingtaine.

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