A cause de la guerre en Iran, le prix de l'essence a augmenté
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Le prix augmente déjà:Le litre d'essence pourrait coûter deux francs à cause de la guerre en Iran

Une hausse de 10 à 20 centimes par litre
Le prix de l'essence augmente en Suisse: faut-il paniquer?

Depuis le conflit en Iran, le prix du carburant en Suisse a augmenté d'environ 10 à 20 centimes par litre. Mais sur le terrain, les professionnels ne signalent ni pénurie ni ruée aux stations‑service.
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Depuis le début des frappes en Iran, l'essence a vu son prix à la pompe augmenter d'environ 10 à 20 centimes le litre en Suisse.
Photo: IMAGO/IP3press
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Lucie FehlbaumCheffe de la rédaction Actualité de Blick Romandie

Les tensions au Moyen-Orient commencent à se répercuter à la pompe. Depuis le début des frappes en Iran, le 28 février, le prix de l’essence a augmenté d’environ 10 à 20 centimes par litre en Suisse.

En cause: les perturbations du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport mondial de pétrole. Résultat, le prix du baril a grimpé ces derniers jours sur les marchés internationaux, une hausse qui finit par se répercuter sur les stations-service.

Le porte-monnaie inquiète

Mais sur le terrain, l’inquiétude reste limitée. «Tout ce qui touche le porte-monnaie génère toujours une certaine inquiétude», observe Tony De Pietro, gérant de station-service. Selon lui, les clients posent parfois des questions sur l’évolution des prix, mais les comportements n’ont quasiment pas changé. «On a une légère augmentation du volume, mais très faible», explique-t-il.

Même constat du côté des exploitants. Pour Sébastien Probst, directeur stations-service région Ouest chez Volenergy, la guerre au Moyen-Orient n’affecte pas directement l’approvisionnement suisse. «Nous sommes principalement approvisionnés via la mer du Nord, donc nos sources ne sont pas dans le Golfe», précise-t-il.

Pas de panique

La hausse observée ces derniers jours s’explique surtout par les fluctuations des marchés pétroliers. «Globalement, on est sur une augmentation d’environ 10 à 20 centimes», indique-t-il.

Quant à un éventuel mouvement de panique, il ne s’est pas produit. Les stations ont bien observé un pic de consommation le premier week-end, surtout en Suisse alémanique, après le début du conflit, mais la situation est rapidement revenue à la normale. «Aujourd’hui, la consommation est plutôt stable», souligne Sébastien Probst.

Pénurie pas encore là

Autre élément notable: les frontaliers français ne se ruent pas en Romandie pour faire le plein. «Nous n’avons pas constaté de hausse du trafic frontalier sur nos stations», précise le responsable.

Pour l’heure, les professionnels se veulent rassurants. Aucune pénurie n’est à prévoir, même si l’évolution des prix reste difficile à anticiper. «C’est vraiment quelque chose qui s’observe au jour le jour», conclut Sébastien Probst.

A flux tendu

Si le prix évolue souvent, c'est également parce que les stations-service ne stockent presque rien sur la durée, explique Sébastien Probst. Le carburant est livré régulièrement. Résultat: ce qui est vendu aujourd’hui a été acheté très récemment.

Les prix suivent le coût du carburant acheté la veille ou quelques jours avant, et dépendent directement du marché mondial. Les importateurs achètent le carburant sur les marchés pétroliers internationaux, où le prix change en permanence.

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