Ses 427 employés licenciés
Le livreur de repas Smood met la clé sous la porte

Smood, l'entreprise genevoise de livraison de repas, fermera ses portes le 30 avril 2026. Avec 427 employés, elle n'a pas trouvé de solution pour rester économiquement viable dans un marché très concurrentiel.
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Smood, l'entreprise genevoise de livraison de repas, fermera ses portes le 30 avril 2026.
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ATS Agence télégraphique suisse

Smood va cesser ses activités le 30 avril prochain. L'entreprise de livraison de repas détenue par Migros Genève a négocié un plan social avec le syndicat Syndicom. Présente dans 25 villes suisses, elle emploie 427 personnes, principalement des livreurs, dont 236 au bout du lac.

Au terme de la procédure légale de consultation ouverte le 20 janvier et faute d'issue favorable permettant d'assurer la poursuite de ses activités sur une base économiquement viable, le Conseil d'administration de Smood a décidé de mettre fin aux activités le 30 avril, a indiqué mercredi l'entreprise basée à Plan-les-Ouates. Un redressement de la société dans un futur proche n'est pas envisageable, précise-t-elle.

Smood «entend minimiser autant que possible les conséquences» de cette décision pour les collaborateurs concernés, qui ont été informés des modalités détaillées du plan social. Celui-ci prévoit des mesures financières, un soutien à la réinsertion et une aide au reclassement avec un accès aux postes ouverts au sein de Migros Genève. Smood a aussi communiqué les résultats de la procédure de consultation à l'Office cantonal de l'emploi.

«Un marché particulièrement tendu»

Les modalités en vigueur jusqu'au 30 avril seront communiquées à l'ensemble des parties en temps utile, selon le communiqué. De fait, les services se poursuivent «dans les conditions habituelles» jusqu'à la fin des activités.

En janvier, l'entreprise indiquait opérer «dans un marché concurrentiel particulièrement tendu et marqué par une concentration des acteurs au niveau international», avec des résultats financiers inférieurs aux objectifs fixés. En 2025, le Tribunal fédéral a confirmé que les sociétés de livraison de repas sont des entreprises de location de services et doivent donc payer des charges sociales.

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