Le cortège continue, la Rue de Lausanne devient irrespirable
Malgré les évènements et sa scission en plusieurs partie, le cortège NoG7 continue sa route comme prévu. L'avant a déjà atteint la Perle du lac de façon désorganisée, tandis qu'à l'arrière, les manifestants fuient toujours les jets de grenades lacrymogènes en se masquant le nez et la bouche.
De nombreuses détonations résonnent à la rue de Lausanne et celles adjacentes. L'air y est irrespirable et une manifestante craint pour la santé des seniors.
Etendue des dégâts à Nations
Les manifestants étaient à deux doigts d’entrer à l'intérieur des bureaux de PwC. Plusieurs fenêtres ont été brisées et laissent apparaître des trous.
Le bâtiment de l’Union internationale des télécommunications (IUT) a aussi été pris pour cible. La porte d’entrée a été défoncée. Non loin, des pavés gisent au sol. Les arrêts de bus environnants n'ont pas non plus été épargnés par les casseurs.
Ci-dessous, les dégâts constatés par Blick dans les alentours et au bâtiment de l'UNHCR, qualifié de «vendu» par un tag.
La situation dégénère dans le quartier des Nations
Jet de cailloux et de bouteilles en verre à l'angle des locaux du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Des manifestants sont de plus en plus énervés. «Allez vous faire enculer, bande d’esclaves», hurlent-ils en direction de la police. Des feux d’artifice volent. De nouveaux tirs de lacrymos sont tirés. Un hélicoptère arrive.
Les manifestants manquent d'eau pour se rincer le visage. Certains se passent des bouteilles, d'autres sont par terre et ne voient plus rien. Des manifestants en ont ras le bol du bloc de casseurs, assure notre journaliste, qui a entendu: «Ils nous cassent les couilles, ils arrivent prêts à tout, je me suis fait gazer deux fois alors que moi je cherche pas la merde.»
La manifestation a été scindée en deux suite à la suite des affrontements devant PwC. L'avant du cortège vient d'arriver au Parc Mon Repos, qui signifie la fin du parcours.
Ce qu'il faut retenir
- A Genève, plusieurs milliers de personnes – près de 25'000 selon les estimations de la «Tribune de Genève» – ont rejoint dimanche la manifestation contre le sommet du G7, qui s'ouvre lundi à Evian. Le cortège, sous haute sécurité, a quitté le parc Mon Repos peu avant 15h15.
- Les manifestants se sont réunis à l'appel de la coalition No G7, qui rassemble une soixantaine d'organisations. Le cortège est divisé en plusieurs blocs, à savoir féministe, pro-palestinien, révolutionnaire, kurde ou encore syndical.
- Le tracé, limité à la rive droite de la rade, doit passer par les quais et remonter la rue des Alpes pour éviter la proximité du pont du Mont-Blanc. Il empruntera ensuite la rue de la Servette, l'avenue Giuseppe-Motta et la place des Nations pour revenir au point de départ. Le rassemblement devra être dissous à 22h30.
- Il aura fallu aux autorités genevoises et à la coalition No G7 des mois de passes d'armes par médias interposés, puis de discussions, pour aboutir au tracé. Les militants ont fini par s'en accommoder, préférant une manifestation autorisée à une interdiction qui inquiétait tout le monde pour des raisons sécuritaires.
- Un millier de policiers genevois et des renforts d'autres polices cantonales sont prêts à répondre à d'éventuels casseurs. Genève reste traumatisée par les déprédations de 2003 en marge du G8 d'Evian. De nombreux commerces du centre-ville, autant sur la rive gauche que sur la rive droite, ont installé des palissades de protection.
Source: ATS
La manifestation ne serait plus autorisée
«La police est en train de disperser la manifestation, il a été annoncé qu'elle n'était plus autorisée», annonce la coalition NoG7 à ses sympathisants sur son canal Telegram.
Les trains Genève-Lausanne interrompus en raison de la manifestation
«En raison du passage d'un cortège à Genève et des manifestations sociales liées à cet événement, le trafic est interrompu entre Chambésy et Genève», indiquent les CFF sur leur site.
«C’est la police qui vous parle! Quittez les lieux!!»
Des tirs de lacrymogènes volent dans tous les sens. Les manifestants courent à toute vitesse sur la place des Nations. Tout le monde veut éviter les gaz mais la police hurle dans un mégaphone: «C'est la police qui vous parle! Quittez les lieux!!».
Les manifestants se rabattent sur l’avenue du France. Beaucoup de monde a été gazé (même notre journaliste) alors que l'affrontement concerne quelques manifestants qui ont cassé le bâtiment de PwC et d’UBS.
Sur la place des Nations, l'ambiance était festive. De nombreux militants ont peur des gaz et ne savent pas où aller. «Continuez sur l'avenue de France», crie la police, mais beaucoup ne savent pas où c'est. La musique redémarre pour guider le cortège.
UBS et PwC subissent les mêmes dégâts
Comme à la Banque du Léman ou à la Raiffeisen, les manifestants viennent d'arracher les panneaux de protection de deux enseignes à l'Anvenue Giuseppe Motta: le cabinet d'expertise comptable PwC et la banque UBS.
«Des manifestants détruisent la porte du bâtiment PwC à coups de cailloux et d’instruments de chantier. On dirait qu’ils essaient de rentrer dans le bâtiment», observe notre journaliste.
Des détonations résonnent dans la rue, tandis que la police surveille à distance les manifestants. Voyant qu'ils essaient vraiment d'entrer dans le bâtiment, la police décide d'intervenir. Elle prévient les manifestants de «partir avec les enfants». Des bombes lacrymogènes sont lancées, les manifestants fuient les lieux.
Trump géant en mauvaise posture en queue de cortège
Une «voiture-balai» se trouve en fin du défilé avec une poupée géante de Donald Trump sur le toit avec un cocktail cubain et une araignée israélienne qui s'agrippe.
Le tracé, long de 5 km et limité à la rive droite de la rade, doit encore notamment passer par la place des Nations pour revenir au point de départ. Le rassemblement devra être dissous à 22h30.
Source: ATS
200 virulents et un service d’ordre au taquet
Le groupe qui s'est opposé à la police et contre lequel cette dernière a tiré des gaz lacrymogènes est composé d'environ 200 personnes. Le reste de la manifestation est calme et le service d'ordre des organisateurs est très présent pour faire continuer le cortège et circuler les manifestants. Ils forment des chaînes devant les lieux d'affrontement, autour de verre cassé notamment, pour éviter que les gens ne s'arrêtent.
La manifestation a pris un autre tournure
Si elle a commencé dans le calme, notamment sur le quai du Mont-Blanc, la manifestation NoG7 a dégénéré depuis qu'elle a quitté les rives du Léman.
L’avant du cortège, mené par les collectifs féministes, est très calme. Des chants anti-impérialistes, anti-Trump et antifascistes viennent agrémenter la manif'. Il semble clairement y avoir deux salles, deux ambiances au sein même du cortège, ce qu'illustrent ces dernières photos de Keystone-ATS.
Lacrymos tirés, bouteilles en verres lancées!
Un affrontement oppose manifestants masqués et policiers. Des manifestants jettent des bouteilles en verre, la police tire des gaz lacrymogènes. Tous les manifestants reculent en courant et se rabattent dans un coin de rue. Des gens sont au sol et se nettoient les yeux.
Des gens se réfugient dans des cours d'immeuble après de nouveaux tirs
De nouveaux tirs de lacrymos de la police sur les manifestants ont lieu. La situation se tend de plus en plus. Certains manifestants se réfugient dans des cours d'immeuble. Mais il n’y a pas de confrontations physiques entre les fauteurs de trouble et la police, précise notre journaliste sur place. Les manifestants continuent le tracé en scandant des slogans.
20'000 manifestants selon la coalition
La première estimation de la police évoquait 7000 personnes au départ, mais ce chiffre semble radicalement sous-évalué. La coalition No-G7 évoque plus de 20’000 personnes.
Point d’eau improvisé
Le long de la rue de la Servette, des manifestants se sont débrouillés pour faire fonctionner un robinet extérieur. Tout le monde court pour boire. Le haut de la rue de la Servette est bloqué par la police qui utilise notamment d’énormes camions.