Sous bracelet électronique
Tariq Ramadan libre de ses mouvements malgré sa condamnation pour viol

Tariq Ramadan, condamné pour viol en 2024 à trois ans de prison, dont un an ferme, purge sa peine sous bracelet électronique à Genève. Une mesure légale qui suscite des controverses, mais l'islamologue ne bénéficie d'aucun privilège.
Tariq Ramadan purge sa peine sous bracelet électronique.
Photo: AFP
Toan Izaguirre - Journaliste Blick
Toan IzaguirreJournaliste Blick

Malgré une condamnation pour viol confirmée par le Tribunal fédéral, Tariq Ramadan purge sa peine de 3 ans de prison, dont un an ferme, sous bracelet électronique, révèle ce jeudi «20 Minutes». L'islamologue, condamné en appel en 2024, a été vu à Genève et est actif sur les réseaux sociaux, ce qui enrage ses détracteurs, mais il ne jouit d'aucun traitement de faveur.

En effet, lorsqu'une peine n'excède pas douze mois, il est possible de demander une alternative à l'incarcération stricte. Selon les informations de nos confrères, c'est ce dont a bénéficié Tariq Ramadan. Sollicités par «20 Minutes», ni son avocate, Me Yaël Hayat, ni le porte-parole du Département des institutions (DIN), Laurent Paoliello, dont dépend le Service de la réinsertion et du suivi pénal, n'ont confirmé l'information.

«Tariq Ramadan n'a bénéficié d'aucun privilège»

Le porte-parole du DIN explique qu'une personne sous bracelet électronique «peut sortir de chez lui pour recevoir des soins, pour travailler, par exemple donner un cours, pour faire du sport. Les cautèles et le cadre sont très précis, les horaires très stricts. Il a le droit de téléphoner, d'aller sur internet, d'alimenter ses réseaux sociaux – indépendamment de l'infraction commise.»

De son côté, son avocate affirme: «Tariq Ramadan n'a bénéficié d'aucun privilège. Il est légitime qu'il puisse, comme tout le monde, aspirer à des aménagements de peine».

Une autre condamnation en France

Tariq Ramadan a aussi été condamné en France en mars 2026: il écope d'une peine de 18 mois de prison pour viols. L'homme a fait recours, l'affaire est désormais entre les mains de la Cour de cassation.

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