Le bar Le Constellation, ravagé par les flammes à Crans-Montana, n'avait plus été contrôlé depuis 2019. Le Conseil communal de la station de ski dit le «regretter amèrement», évoquant un «manquement aux contrôles périodiques sur la période 2020-2025».
Dans ces circonstances, le Conseil communal a décidé de prendre des mesures immédiates: il prononce l'interdiction de l'usage d'engins pyrotechniques de toutes sortes dans les lieux fermés, sur l'ensemble du territoire communal, a-t-il indiqué mardi dans un communiqué de presse.
Il a aussi décidé de mandater un bureau extérieur spécialisé pour «réaliser sans délai un contrôle de tous les établissements publics de la commune, y compris de la qualité des matériaux, malgré le fait que la loi ne le prévoie pas, car sinon le contrôle n'atteindrait pas son but, celui de renforcer la sécurité», écrit-il.
La commune de Crans-Montana indique dans son communiqué que 1400 contrôles incendie ont été effectués sur le territoire communal sur la seule année 2025, tout en «regrettant amèrement avoir découvert un manquement aux contrôles périodiques du bar «Le Constellation» sur la période 2020-2025».
200 personnes maximum
Elle a présenté mardi les éléments factuels en sa possession qui constituent le dossier remis samedi 3 janvier au Ministère public (60 documents). La recherche a porté sur près de 60 ans d'archives communales. Ces documents détaillent l'ensemble des procédures administratives en lien avec le bar, dont les origines (1967) et la transformation (2015) datent toutes deux d'avant la constitution de la commune de Crans-Montana (2017).
Les rapports mentionnent une limite de capacité de 100 personnes pour les locaux du rez-de-chaussée et de 100 personnes pour le sous-sol. En septembre 2025, un bureau externe spécialisé a réalisé une étude acoustique du bar «Le Constellation» et a «confirmé le respect des normes anti-bruit, sans relever d'autres problèmes», selon la commune.
«La justice dira l'influence qu'a eue un tel manquement dans la chaîne de causalité ayant conduit au drame», souligne-t-elle. La commune dit encore qu'elle «assumera toute la responsabilité que la justice déterminera». Elle «continuera d'entreprendre tout ce qui est en ses moyens pour que pareille tragédie ne se reproduise pas».