Mesures incendie
Neuchâtel serre la vis de ses contrôles après Crans-Montana

A Neuchâtel, le contrôle des mesures incendie se durcit. Le Conseil d’Etat adapte le règlement après le drame de Crans-Montana.
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Le canton de Neuchâtel revoit son dispositif pour les contrôles de mesures incendie.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Le Conseil d'Etat neuchâtelois a renforcé les mesures de cantonales de prévention des incendies. Ces adaptations font suite au drame de Crans-Montana et visent à renforcer la sécurité des établissements publics. Après la tragédie de la nuit du Nouvel an dans la station valaisanne, le Conseil d'Etat a analysé le dispositif cantonal de prévention des incendies, en particulier pour les établissements publics présentant des risques élevés. Différentes mesures ont été prises, nécessitant de modifier le règlement d'application de la loi sur la prévention et la défense contre les incendies et les éléments naturels.

La prévention contre les incendies incombe aux communes qui s'assurent, par le biais d'inspections périodiques, de la conformité des bâtiments. Le canton joue un rôle de surveillance. Le Conseil d'Etat a décidé d'augmenter la fréquence des contrôles. Les établissements publics qui présentent un risque élevé devront être inspectés tous les deux ans, contre cinq ans auparavant. La fréquence des inspections sera de quatre ans au lieu de dix pour les établissements publics à risque modéré.

Des contrôles ciblés déjà menés

Par ailleurs, les communes devront transmettre chaque année leurs rapports d'inspection à l'Etablissement cantonal d'assurance et de prévention (ECAP), qui assurera un monitoring des contrôles. Le Conseil d'Etat veut ainsi consolider la vision cantonale de la situation. L'ECAP assume déjà un rôle de supervision et de référence technique, notamment par le biais de directives, de formation et d'appui aux communes.

Des contrôles ciblés ont déjà été menés au mois de janvier et se poursuivront jusqu'à la fin de l'année dans les établissements publics présentant les risques les plus élevés, notamment dans les bars, clubs et discothèques. Cela permettra d'évaluer l'efficacité des mesures début 2027, notamment en matière de répartition des compétences entre le canton, les communes et l'ECAP. Si nécessaire, de nouvelles adaptations pourront être décidées.

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