Chef de la sécurité
Une quatrième personne mise en cause dans l'incendie de Crans-Montana

Dramatique Saint-Sylvestre à Crans-Montana (VS). Un grave incendie s'est produit dans le bar «Le Constellation». 40 personnes sont décédées et 116 blessées. Tous sont désormais identifiés et les responsabilités font l'objet d'une enquête du Ministère public valaisan.
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Un incendie, suivi d'une explosion, a ravagé un bar de la station valaisanne la nuit du Nouvel An.
Photo: X

Les informations principales sur le drame à Crans-Montana

10:09 heures

L'actuel chef de la sécurité de Crans-Montana est mis en cause

L'actuel chef de service de la sécurité publique de la commune de Crans-Montana est mis en cause dans le cadre de l'enquête de l'incendie au bar «Le Constellation», nous indique son avocat, confirmant une information de ​BFMTV​.

Il sera entendu le 6 février prochain en «qualité de prévenu» selon une source proche du dossier, affirme l'AFP. Et ce, probablement pour n'avoir pas demandé de contrôle depuis son entrée en fonction en mai 2024, précise la ​RTS​. C'est la quatrième personne visée par une enquête, après Jacques et Jessica Moretti, ainsi que l'ancien chargé de sécurité.

Contacté par l'AFP, le ministère public valaisan a refusé de faire tout commentaire.

08:55 heures

«Je vous confirme que mon client est cité à comparaître pour le 9 février en qualité de prévenu»

Après les gérants du bar «Le Constellation», Jessica et Jacques Moretti, une troisième procédure pénale a été ouverte par le Ministère public valaisan mercredi dans le cadre du drame de Crans-Montana. Elle touche un ancien chargé de sécurité de la commune.

«Je vous confirme que mon client est cité à comparaître pour le 9 février prochain en qualité de prévenu», a indiqué l'avocat David Aïoutz jeudi matin à Keystone-ATS, confirmant une information de la RTS. «Il n’y aura, à ce stade, pas d’autre déclaration.»

Lire l'article complet ici

Source: ATS

28.01.2026, 18:04 heures

Le Ministère public étend la procédure pénale contre un ancien chargé de sécurité

Le Ministère public valaisan étend la procédure pénale contre un ancien chargé de sécurité de Crans-Montana, révèle la ​RTS​ ce mercredi. Il était responsable de plusieurs contrôles incendies dans le «Constellation». Celui-ci sera auditionné le 9 février prochain. L'avocat du prévenu a confirmé l'information. 

28.01.2026, 17:40 heures

Le Conseil fédéral répond pour la première fois à l'Italie

Le Conseil fédéral s'est exprimé pour la première fois en tant que collège sur le drame de Crans-Montana. Par la voie de sa porte-parole, il s'est dit profondément bouleversé. Il partage également la demande d'une enquête approfondie formulée par l'Italie.

Ignazio Cassis, Guy Parmelin, Mathias Reynard, Christophe Darbellay, et Franz Ruppen, à Martigny, le 9 janvier 2026.
Photo: KEYSTONE

Le Conseil fédéral s'efforce d'exprimer sa sympathie aux victimes et à leurs proches et d'aider l'ensemble du pays à surmonter le choc et le deuil. Le gouvernement suit de près l'évolution de la situation et est régulièrement informé de l'avancement des travaux. Il comprend aussi le choc que cette catastrophe a provoqué en Italie. Il partage la demande d'une enquête approfondie et professionnelle sur les causes et les responsabilités de l'accident.

Comme des citoyens italiens ont été touchés par l'incendie, la justice italienne doit impérativement ouvrir une procédure pénale. Une demande d'entraide judiciaire a été adressée à la Suisse. L'Office fédéral de la justice l'a examinée et transmise au Ministère public valaisan le 14 janvier pour exécution. Celui-ci se prononcera d'ici la fin de la semaine, a précisé Nicole Lamon devant les médias à Berne. Les équipes communes d'enquêtes sont une pratique courante dans les procédures complexes. Elles permettent un traitement efficace des affaires pénales.

Source: ATS

28.01.2026, 16:31 heures

9 blessés de Crans-Montana sont toujours en réanimation en France

Neuf personnes grièvement blessées dans l'incendie meurtrier de Crans-Montana en Suisse sont toujours soignées en réanimation en France, a annoncé mercredi le ministère français de la Santé. Une déclaration faite à l'occasion d'une visite de remerciements de l'ambassadrice de Suisse dans l'Hexagone.

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, après le Conseil des ministres à Paris, le 17 décembre 2025.
Photo: KEYSTONE

«Merci infiniment (...) merci est un bien petit mot» pour le travail accompli, a affirmé l'ambassadrice Tania Cavassini au personnel du Centre opérationnel de crise du ministère de la Santé, qu'elle a visité en compagnie de la ministre Stéphanie Rist. Le matin du 1er janvier, peu après le drame, les membres de ce centre de crise ont commencé à arriver au ministère, parfois de leur propre initiative, ont souligné ses responsables.

Coordination entre la France et la Suisse

Dans les heures qui ont suivi, le centre de crise a coordonné la mise à disposition des lits de grands brûlés en France pour les victimes, mais aussi la mise à disposition d'équipes médico-psychologiques, qui sont restées actives plusieurs jours après la catastrophe.

Au total, 20 victimes de l'incendie ont été accueillies dans les hôpitaux français. Dix-huit patients ont été accueillis le 1er janvier et durant les trois jours qui ont suivi. Deux ont été accueillis la semaine d'après, pour qu'ils puissent être soignés plus près de leur domicile.

Sur les 20 patients, cinq ont pu regagner leur domicile, six se trouvent encore en soins intensifs et neuf sont encore en réanimation, a précisé le centre de crise. Dans les jours qui ont suivi l'incendie, «la coordination entre la France et la Suisse a permis d'apporter des informations fiables», particulièrement importantes quand des familles recherchent des proches ou apprennent qu'ils font partie des victimes, a également souligné Stéphanie Rist. Il existe une quinzaine de services de soins aux grands brûlés en France, soit environ 180 à 200 lits, selon des chiffres communiqués pendant cette visite.

Source: AFP

28.01.2026, 14:42 heures

La banque française du couple Moretti avait arrêté de les financer depuis 2021, contrairement à la BCVs

Jacques et Jessica Moretti étaient sur la liste noire de la banque française le Crédit lyonnais depuis 2021. En parallèle, ils ont pu emprunter plus de 5 millions de francs suisses, notamment auprès de la Banque cantonale du Valais (BCVs), a révélé le journal satirique français «​​Le Canard enchaîné​​».

Jacques et Jessica Moretti arrivent avec leurs avocats Patrick Michod et Nicola Meier à Sion, le vendredi 9 janvier 2026.
Photo: KEYSTONE

Les banques suisses ont continué d'accorder des crédits à Jacques Moretti pendant 10 ans en dépit de sa condamnation judiciaire et de ses dettes. En 2015, le propriétaire du «Constellation» aurait obtenu un prêt de la Banque cantonale du Valais (BCVs) d'environ 1'837'660 de francs suisses pour commencer ses travaux de rénovation avec sa femme.

Démasqués en 2021

Dans le même temps, Jacques et Jessica Moretti ont tenté deux investissements immobiliers en France, financés par le Crédit lyonnais. En juin 2015, la banque leur prête 250'000 euros pour l'achat d'un appartement dans le XVIIè arrondissement de Paris. En 2018, la banque leur verse un second prêt de 625'000 euros et le couple utilise cet argent pour acheter une villa à Solenzara, en Corse. 

En août 2019, le Crédit lyonnais accorde un troisième prêt aux Moretti, cette fois de 200'000 euros pour des travaux dans leur villa en Corse. Mais en mars 2021, après des retards de remboursement, la banque française suspecte de faux documents dans le dossier de financement de l'un des prêts et demande le remboursement intégral et anticipé des trois crédits. En février 2022, elle exige de conclure un protocole transactionnel et le fait homologuer par le tribunal d'Ajaccio, qui ratifie l'accord le 19 mai 2022. 

Jacques et Jessica Moretti vendent leur appartement parisien pour rembourser une partie de leur dette et déclarent de nouveaux revenus en guise de nouvelles garanties, soit 13'827 euros bruts par mois pour Jessica Moretti en tant qu'employée du «Constellation». Jacques Moretti déclare quant à lui une pension d'invalidité annuelle de 6873 euros avec une indemnisation complémentaire de la compagnie Generali de 31'241 euros par an. 

En parallèle, entre 2020 et 2024, Jacques et Jessica Moretti parviennent à emprunter 5'511'450 francs suisses grâce à des hypothèques auprès de trois banques suisses: la BCVs, l'Union des banques suisses et le Cautionnement romand. Pendant cette même période, ils achètent un deuxième commerce à Crans-Montana (le restaurant «Le Senso»), un appartement au-dessus du «Constellation», un appartement à Cannes et un châlet à Lens.

Source: Le Canard enchaîné

28.01.2026, 09:12 heures

Sorti du coma, le chef de bar du «Constellation» livre un témoignage glaçant

Gaëtan T. travaillait au «Constellation» le soir du 31 décembre. Il a ensuite lutté plusieurs jours pour survivre. Le Français, qui occupait la fonction de chef de bar, envisageait même quitter son poste, le jeune homme de 28 ans supportant mal l'admission de nombreux mineurs dans l'établissement. Par crainte d’une perte de salaire, il avait toutefois décidé de rester jusqu’aux fêtes.

Le soir du drame, Gaëtan T. se trouvait à l’étage supérieur du bar. Lorsque l’incendie s’est déclaré, il a encore tenté de porter secours aux victimes. En descendant, il a perdu connaissance. «Je me souviens des premiers cris», raconte-t-il à ​BFMTV​. «J’ai été submergé par un sentiment de panique. Je me rappelle avoir essayé de me protéger avec mon bras pour inhaler le moins de fumée possible et de tirer une personne hors de là.»

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Ses souvenirs de la catastrophe demeurent confus. «Les gens se bousculaient dans l’escalier et un embouteillage s’est formé», explique-t-il. «J’ai rapidement perdu connaissance… Tout est allé très vite. Je ne sais même pas comment je suis sorti du bar.»

Gaëtan T. ne s’est réveillé qu’une semaine plus tard dans un hôpital parisien. Il apprend qu'il a été intoxiqué par la fumée et découvre qu'il est brûlé sur 10% de son corps. «Je reconnaissais à peine ma mère, j’avais de la peine à parler.» Le jeune Français, qui a pu sortir de l'hôpital, estime que la tragédie aurait pu être évitée. Le travail au Constellation ne lui plaisait pas: il décrit un «chaos» et dit ne pas croire qu’un extincteur était disponible à l’étage.

28.01.2026, 07:42 heures

Les enquêteurs valaisans vont rencontrer leurs homologues italiens

Selon l'ambassadeur suisse à Rome, Roberto Balzaretti, le Ministère public valaisan rencontrera le Ministère public romain à la mi-février. «La coopération entre les autorités judiciaires italiennes et suisses dans l'affaire Crans-Montana est déjà en cours», déclare Roberto Balzaretti dans une interview accordée à CH Media. 

«Le Ministère public romain souhaitait avoir des rencontres techniques (...) et le Valais est d’accord pour avoir ces discussions» dit Roberto Balzaretti dans un entretien publié mercredi dans «Le Temps».

Photo: keystone-sda.ch

L'Italie a effectué cette requête avant même qu'une décision ne soit prise concernant la demande d'entraide judiciaire. La date de la rencontre est fixée à la mi-février. «Il ne s'agit pas d'un retard de la part de la Suisse, mais de la première date possible pour le ministère public de Rome», détaille l'ambassadeur à CH Media.

L'article complet, c'est par ici.

Source: ATS

27.01.2026, 16:14 heures

Nicolas Féraud sort (enfin) du bois: «J'assumerai ce que je devrai assumer»

Muet depuis la conférence de presse du 6 janvier où il n'avait pas adressé d'excuses pour le drame du bar «Le Constellation», le président de Crans-Montana Nicolas Féraud fait son mea culpa. Interrogé par Keystone-ATS, il se dit prêt à assumer ses responsabilités.

Photo: keystone-sda.ch

«Je regrette de ne pas avoir demandé pardon et formulé des excuses, au nom de la commune. Dans un contexte émotionnellement très difficile pour nous tous, j'ai commis l'erreur de privilégier la prudence pour gérer la partie officielle de cette conférence de presse, plutôt que les excuses et les émotions», a dit Nicolas Féraud.

L'article complet: ​c'est par ici

Source: ATS

27.01.2026, 15:38 heures

Le chef de la diplomatie italienne charge à nouveau la justice valaisanne

S'exprimant mardi devant des journalistes à Rome, le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères italien Antonio Tajani a à nouveau émis des critiques vis-à-vis de la façon dont l'enquête sur le drame de Crans-Montana est menée. Il a aussi confirmé que l'ambassadeur en Suisse avait été rappelé pour consultation.

«Nous n'avons pas rappelé (définitivement) l'ambassadeur italien en Suisse, nous l'avons rappelé (pour consultation). C'est différent», a déclaré Antonio Tajani mardi au Quirinale, le palais de la présidence, lors d'une conversation avec des journalistes, en marge des célébrations de la Journée de la mémoire.

Photo: keystone-sda.ch

Tout en précisant qu'«il ne s'agit pas de ne pas respecter le principe de la présomption d'innocence», le ministre italien a déclaré que «la responsabilité des deux gérants de l'établissement est incontestable, car ils en sont les propriétaires. Ils n'avaient pas confié la gestion de l'établissement à d'autres. C'est eux qui donnaient les instructions», a-t-il poursuivi.

«Pour un événement aussi grave, qui a fait des dizaines et des dizaines de morts et plus de cent blessés, la caution ne peut pas être de 200'000 francs» a-t-il encore contesté. Selon lui, la loi prévoit même un million de francs. «On ne sait même pas qui a payé la caution. Tout cela est consternant», a déclaré Antonio Tajani.

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Source: AFP

27.01.2026, 14:33 heures

Des enregistrements de la nuit de l’incendie ont été effacés

Les caméras privées des Moretti et les plus de 250 caméras de surveillance publiques de la commune ont été partiellement effacées, selon la «​​NZZ​​», qui s'appuie sur une lettre du commandant de police de Crans-Montana au parquet. 

La police locale a récupéré les enregistrements du 1er janvier entre minuit et 6h. Mais ceux du 31 décembre, et ceux après 6h du matin le 1er janvier, ont disparu. Ils auraient été effacés une semaine après l'accident. 

Violation du règlement de police

L’absence des enregistrements viole le règlement de la police municipale. Celui-ci prévoit que les données issues de la vidéosurveillance doivent être conservées à des fins d’enquête et ne peuvent pas être effacées prématurément, rapporte la «NZZ». Par ailleurs, des dispositions supplémentaires relatives aux infractions pénales prévoient des délais de conservation plus longs, qui peuvent aller jusqu'à 100 jours. 

Le parquet a demandé dès le 1er janvier de récupérer les images des caméras de surveillance aux abords du «Constellation». Bien qu'il n'a pas précisé le laps de temps exact, les données n'auraient pas dû être effacées. Le 15 janvier, le parquet a demandé de nouveaux enregistrements, qui avaient été automatiquement supprimés.

On ignore encore si la police locale attendait des instructions explicites pour conserver les données plus longtemps, ou si elle a supposé – à tort – que les heures d'enregistrement vidéo recueillies la nuit de l'incendie étaient suffisantes.

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