A Lausanne, Sion et Morges
Encore 25 blessés de Crans-Montana sont soignés en Suisse

Quarante jours après l'incendie de Crans-Montana, 25 blessés sont toujours hospitalisés en Suisse, dont 9 en réadaptation. A l'étranger, 39 autres victimes, dont 18 Suisses, restent soignées.
25 blessés sont toujours hospitalisés en Suisse, dont 9 en réadaptation.
Photo: KEYSTONE
sda-logo.jpeg
ATS Agence télégraphique suisse

Quarante jours après l’incendie de Crans-Montana, 25 blessés sont soignés dans des hôpitaux suisses. Neuf se trouvent en cliniques de réadaptation. Trente-neuf victimes sont, elles, toujours prises en charge à l'étranger, dont 18 ressortissants suisses.

Vingt-cinq blessés de l'incendie se trouvent toujours dans un hôpital, en Suisse, selon diverses informations transmises à Keystone-ATS. En Romandie, selon les derniers décomptes obtenus, neuf sont soignées au CHUV à Lausanne, quatre à Sion et autant à l'hôpital de Morges.

A la suite de deux récentes sorties, seuls trois patients sont encore pris en charge à l'hôpital universitaire pour enfants de Zurich (Kinderspital). Deux d'entre eux se trouvent toujours aux soins intensifs. Toujours à Zurich, l'hôpital universitaire compte encore cinq patients.

De son côté, la Suva a annoncé, mardi, la présence de neuf victimes, au sein de ses structures de réadaptation de Sion (huit personnes) et de Bellikon (une). «Les cliniques Suva traitent, en temps normal, entre 30 et 40 patients brûlés par année», précise l'entreprise, interrogée par Keystone-ATS. «Au cours des prochaines semaines, il est prévu d'accueillir progressivement d'autres personnes concernées provenant d'hôpitaux de soins aigus suisses et européens.»

Dix-huit Suisses soignés à l'étranger

«Après les soins intensifs, l'admission en réadaptation stationnaire des patients grands brûlés n'est généralement possible qu'au bout de deux à trois mois, au plus tôt», rappelle la Suva. «Outre les tâches médicales, thérapeutiques et infirmières complexes, l'accompagnement psychosocial représente un défi majeur. Pour de nombreuses personnes concernées, un suivi par des psychothérapeutes et des travailleurs sociaux est nécessaire afin de soutenir le processus de réadaptation de manière globale.»

Sur le front de l'étranger, 17 patients sont toujours soignés en France, 6 en Allemagne, 12 en Italie et 4 en Belgique, soit un total de 39 personnes contre 41, le 2 février dernier. Parmi celles-ci, 18 sont des ressortissants suisses, soit un de moins, par rapport à il y a une semaine, selon les données transmises à Keystone-ATS par KATAMED. Selon l'agence de presse italienne ANSA, le pronostic vital de tous les blessés présents à l'hôpital Niguarda de Milan, dont une Italo-Suisse, n'est désormais plus engagé.

Bougies interdites au mémorial

De son côté, la commune de Crans-Montana a réagi à la suite de l'incendie qui s'est produit, dimanche matin, au niveau du mémorial dédié aux victimes du drame du bar «Le Constellation».

Afin d’éviter que ce type d’incident ne se reproduise, la commune a annoncé, mardi dans un communiqué, avoir décidé d'y interdire les bougies. Les fleurs et autres objets de souvenir ont été déplacés de quelques mètres et installés dans le kiosque en bois situé en face de la chapelle Saint-Christophe. Le livre du souvenir a été placé à l’intérieur de la chapelle et reste accessible à tous et en tout temps.

Des échanges pour trouver des solutions

Les chargés de sécurité communaux valaisans sont, eux, conviés à deux séances par l'Etat du Valais. L'une a lieu, ce mardi soir à Naters. L'autre se tiendra, mercredi à Martigny. L'occasion de revenir sur les conséquences du drame de Crans-Montana.

«Ces soirées se veulent avant tout un temps d’échanges, ouverts et constructifs», résume Marie-Claude Noth-Ecoeur, la cheffe de service de la sécurité civile et militaire du Canton du Valais et cheffe de l’organe cantonal de conduite (OCC). «Ces réunions sont l’occasion d’entendre les préoccupations des chargés communaux de sécurité, de réfléchir ensemble aux actions à envisager à court et moyen terme et de répondre aux questions.»

«Une révision totale de la loi sur la protection contre le feu et les éléments naturels (LPIEN), a été initiée en novembre 2025», rappelle la Chablaisienne. «Elle devra désormais s’appuyer sur les enseignements tirés de la tragédie de Crans-Montana, des nouvelles normes fédérales de prévention et de protection incendie (PPI) et du concept sapeurs-pompiers 2030.

Les auditions se poursuivront dès mercredi avec celle de Jacques Moretti. Celle de son épouse, Jessica, aura lieu, jeudi. Ces deux rendez-vous avec la justice permettront prioritairement aux divers avocats de pouvoir poser leurs questions.

Articles les plus lus