Souvenez-vous. En mars 2025, des caméras cachées étaient découvertes dans les douches des placeuses et techniciennes du Grand Théâtre de Genève, semant le choc et le désarroi dans l'établissement. En effet, de tels engins avaient déjà été dissimulés en 2014, dans des vestiaires utilisés par des danseuses du ballet.
Une enquête avait été ouverte et plusieurs plaintes pénales déposées, alors que le personnel déplorait, depuis des années, un manque de réactivité, une «loi du silence» douloureuse et un climat hautement sexiste au sein de l'institution. Ainsi que le révèle Léman Bleu, un suspect vient d'être arrêté, dans le sillage de cette affaire.
Domicile perquisitionné et images trouvées
Il s'agirait d'un employé de la Ville travaillant pour le service technique. Dans son domicile, immédiatement perquisitionné, la police aurait trouvé des images potentiellement tournées par les caméras cachées. Toujours présumé innocent, l'individu a toutefois été suspendu et pourrait également être le propriétaire des caméras installées en 2014.
«Nos premières pensées vont à nos collaboratrices concernées, a déclaré le Grand Théâtre, toujours auprès de Léman Bleu. Cette étape répond à leur besoin légitime de vérité, que nous partageons pleinement». La vingtaine de victimes présumées a été informée, des «coordinaeurs d'intimité» devraient être intégrés à l'équipe et le vestiaire concerné sera déplacé après les travaux du Grand Théâtre.
A noter que le Collectif de la Grève féministe avait exigé, en septembre 2025, une prise en charge «intégrale et sans avance de frais» des démarches juridiques des femmes concernées, ainsi qu'une prolongation du soutien psychologique et des excuses publiques du Grand Théâtre. En mars dernier, la «Tribune de Genève» précisait qu'un cadre de l'institution était placé sous enquête.