Actions urgentes demandées
Les retards des allocations chômage persistent en Valais

Le Conseil d'Etat valaisan a répondu aux interpellations urgentes concernant les retards de versement des indemnités de chômage. Le gouvernement estime que le problème relève de la Confédération et qu'aucune mesure cantonale supplémentaire n'est nécessaire.
Le Conseil d'État valaisan répond aux élus sur les retards de versement des allocations de chômage.
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ATS Agence télégraphique suisse

Le Conseil d'Etat valaisan a répondu à deux interpellations urgentes concernant les retards dans le versement des allocations de chômage qui surviennent depuis le début de l'année. Globalement, le gouvernement estime que le dossier est du ressort de la Confédération et que des mesures supplémentaires cantonales ne sont pas nécessaires.

En janvier et février, les médias mettaient le doigt sur une défaillance du système informatique de gestion du chômage mis en place au début de l'année, rappelle l'un des deux textes, porté par le parti haut-valaisan neo. «Des assurés ont été contraints d'attendre le versement de leurs indemnités» et la situation n'est pas encore rétablie, notamment en Valais.

Le nouveau système «déploie des effets délétères encore maintenant», argue la deuxième interpellation déposée par Blaise Carron (PS). Le Canton doit intervenir pour soutenir et soulager les personnes qui pâtissent des dysfonctionnements et qui, dès lors, vivent «des situations de grande précarité.»

«Réponse de la bureaucratie»

Les six questions déposées par l'élu socialiste ont trouvé leur réponse au sein du Conseil d'Etat par la voix de Stéphane Ganzer, le ministre de l'économie Christophe Darbellay étant absent jeudi après-midi. Le gouvernement est en contact avec le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), qui assumera par ailleurs tous les frais supplémentaires que les caisses de chômage devront engager, a-t-il par exemple indiqué.

Des mesures spécifiques complémentaires pour «soutenir les personnes au chômage confrontées à des frais supplémentaires» – du type frais de rappel, intérêts moratoires ou menaces de poursuite - ne seront pas engagées. «La caisse cantonale valaisanne de chômage n'a rencontré que très peu de situations à ce jour», a assuré le conseiller d'Etat. «Les problèmes techniques rencontrés et leur résolution sont clairement du ressort de la Confédération», a-t-il poursuivi.

Il s'agit d'une «réponse de la bureaucratie soviétique des années 70» a réagi Blaise Caron, soulignant que des appels auraient par exemple pu être lancés aux créanciers pour retarder les échéances. «Je remarque qu'il ne fait pas bon d'être chômeur dans ce canton et qu'on renvoie aux responsabilités de la Confédération. Mais la compassion peut être cantonale, j'aurais souhaité ce geste de votre part», a relevé le syndicaliste.

Suivi du dossier assuré

Pour ce qui est de l'autre interpellation urgente, Stéphane Ganzer a notamment précisé que «les caisses de chômage travaillent d'arrache-pied au traitement des dossiers» et que 380 nouveaux dossiers sont actuellement traités. La durée de traitement, habituellement de 35 jours en moyenne, passe ici à 45 jours.

«Le Conseil d'Etat suit l'évolution du dossier de près. Nous exerçons de la pression vis-à-vis du Seco et sommes conscients qu'il peut y avoir des retards qui peuvent être de plusieurs semaines voire mois. Dans l'immédiat, les assurés qui ont eu des difficultés sont priés de se tourner vers leur caisse d'assurance chômage», a-t-il conclu.

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