Le Tribunal régional Berne-Mittelland a acquitté mercredi le président du mouvement Mass-Voll Nicolas Rimoldi. Il a conclu que les messages qu’il avait publiés sur la plateforme Telegram à la veille d’une manifestation en 2024 ne constituaient pas une contrainte.
Nicolas Rimoldi a également été libéré de l'accusation de menace éventuelle. En prononçant l'acquittement du prévenu, le tribunal a suivi le Ministère public et la défense. L'ancienne coprésidente des Jeunes socialistes de la Ville de Berne avait dénoncé le président de Mass-Voll en 2024 en marge d'une manifestation à Berne.
Nicolas Rimoldi aurait menacé les Jeunes socialistes avant le début d'une manifestation à Berne. Après qu’une sympathisante eut écrit sur Telegram que Nicolas Rimoldi et ses compagnons devraient se faire du souci, l’accusé leur a répondu: «Je m’inquiète plutôt pour l’intégrité physique des Jeunes socialistes» et «s’ils dépassent les bornes, ils finiront aux urgences».
Propos jugés limites
Ces déclarations auraient fortement déstabilisé et intimidé les Jeunes socialistes. Dans l'exposé oral de son jugement, le président du tribunal a précisé que les propos tenus sur Telegram étaient limites, mais qu'il n'était toutefois pas possible de prouver que Nicolas Rimoldi avait eu l'intention d'empêcher une éventuelle contre-manifestation.
«Je voulais simplement exprimer mon inquiétude», avait expliqué Nicolas Rimoldi lundi lors de son audition pour justifier ses deux publications sur Telegram. Il avait affirmé que les membres de son mouvement s'étaient sentis menacés par l'appel lancé par les Jeunes socialistes à la contre-manifestation.
Le mouvement Mass-Voll, créé en février 2021 afin de s'opposer aux mesures de lutte contre le Covid, avait appelé le 27 avril 2024 à une manifestation sur la Place fédérale pour dénoncer l'accord de l'OMS sur les pandémies. Les Jeunes socialistes avaient appelé à une contre-manifestation, mais y avaient finalement renoncé.