Le Kremlin a pris la décision de classer l'association «La Russie du futur - Suisse» comme organisation indésirable depuis peu. Une décision qui rend passible de poursuites toute personne se trouvant en Russie et qui entretient des liens avec l'association.
Cette décision a été prise par le Parquet général russe le 31 mars et rendu public le 15 avril, écrit jeudi «La Russie du futur - Suisse» dans un communiqué. L'association dénonce une décision qui «s'inscrit dans un contexte de durcissement brutal de la répression politique en Russie».
Soutien aux prisonniers
L'association s'alarme de cette nouvelle classification et des conséquences qui vont en découler. «En Russie, quiconque coopère avec une organisation indésirable y compris en effectuant des dons ou des versements s'expose à des poursuites administratives, voire pénales.»
Malgré tout, l'antenne helvétique de «La Russie du futur» affirme qu'elle poursuivra ses activités à l'échelle internationale. Elle cite pêle-mêle le soutien aux prisonniers politiques, le renforcement des initiatives de la société civile ou la dénonciation de la répression, de la corruption et de la guerre.
Des milliers de francs
Légalement constituée en Suisse, cette organisation à but non lucratif affirme porter la cause des droits humains sur la scène internationale, notamment dans le cadre de ses interventions auprès des Nations Unies à Genève. Elle comptait 45 membres en 2025 selon son rapport d'activité.
L'an dernier, elle a organisé des événements à Bâle, Zurich, Genève, Fribourg et dans le Val-de-Travers (NE). L'association indique également avoir collecté 17'129 francs de dons en 2025. «La collecte la plus importante a eu lieu dans le cadre du festival 'Freedom Zone'. Grâce aux dons, à la vente de billets et au soutien de partenaires, nous avons pu verser 7000 francs pour l'aide juridique et les besoins de base des familles de prisonniers.»