Des mesures à prendre
Le National veut assouplir le secret médical pour contrer les faux certificats

Le gouvernement doit lutter plus efficacement contre les certificats médicaux de complaisance. Le National a validé mardi, par 123 voix contre 60, une motion de commission qui veut assouplir le secret médical pour mieux contrôler l'authenticité des certificats.
La ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider était contre le projet.
Photo: Andreas Becker
sda-logo.jpeg
ATS Agence télégraphique suisse

Le Conseil national a adopté mardi une motion visant à assouplir le secret médical pour mieux lutter contre les certificats médicaux de complaisance. Le texte a été validé par 123 voix contre 60, en réponse à des préoccupations croissantes sur leur authentification. «Les certificats médicaux sont de plus en plus lacunaires, a déclaré Diana Gutjahr (UDC/TG) pour la commission. En résulte une perte d'environ 70 milliards de francs, soit 9% du PIB».

Le Conseil fédéral doit donc prendre les mesures nécessaires afin de lutter contre les certificats de complaisance, mais aussi ceux incorrects, lacunaires ou établis de manière négligente. Il doit également assouplir le secret médical de sorte à ce qu'il soit possible de demander des comptes aux médecins traitants.

Petit nombre?

La gauche était absolument opposée au texte. «Les patients et les médecins sont ici les boucs émissaires», a déclaré Léonore Porchet (Vert-e-s/VD). Il faut plutôt s'attaquer aux causes réelles, à savoir les conditions de travail de plus en plus difficiles. La Vaudoise estime également que le projet péjore principalement les femmes enceintes. La majorité d'entre elles doivent aujourd'hui prendre un congé maladie avant leur accouchement, faute de congé prénatal en Suisse.

Pierre-Alain Fridez (PS/JU) a aussi souligné le très petit nombre réel de certificats de complaisance. Il était soutenu par la ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider. Elle craint une charge administrative supplémentaire malvenue au vu de la pénurie de médecins en Suisse. Ces arguments n'ont pas convaincu. Le dossier part au Conseil des Etats.

Articles les plus lus