Les 5 infos suisses du jour
Les avocats des Moretti fustigent un «lynchage» orchestré par de fausses informations

Au menu de ce vendredi 27 février: les avocats des Moretti dénoncent une forte désinformation, les résiliations de baux massives à Genève, le personnel des caisses de chômage protégé en Valais, la dermatose nudolaire, et enfin, un riverain opposé à un centre fédéral.
Les avocats du couple Moretti, propriétaires du bar «Le Constellation» qui a pris feu à Crans-Montana, dénoncent un lynchage.
Photo: keystone-sda.ch

Ca y est, c'est vendredi! Pour terminer la semaine en beauté, Blick, avec l'aide de l'ATS, vous propose un condensé des actualités suisses à ne pas manquer en ce 27 février. C'est parti:

1

Les avocats des Moretti contre-attaquent après le drame de Crans-Montana

Dans une rare interview accordée au «Nouvelliste», les avocats des Moretti dénoncent les fausses informations qui circulent à propos de leurs clients et parlent d'un «lynchage». Ils déplorent que des éléments de l'instruction fuitent «de manière partielle et partiale chaque semaine». D'autant que selon eux «les fuites ne visent qu'une seule chose: salir et détruire les époux Moretti, désignés comme les parfaits coupables». Les défenseurs des propriétaires du Constallation regrettent aussi le manque de conséquence du Ministère public avec ses propres injonctions, les fuites n'ayant à ce jour fait l'objet d'aucune poursuite pénale. Alors que leurs clients concentrent selon eux le feu de l'accusation, Mes Meier, Hayat et Michod estiment qu'il est temps de s'intéresser à d'autres responsables potentiels. Et de citer la Commune, le Canton, le commandant du feu et les deux chargés de la sécurité. Enfin, les avocats des Moretti estiment que la procédure durera au moins cinq ans au vu du nombre de parties concernées.

2

Les locataires massivement évincés à Genève

Les résiliations massives de baux liées à de lourdes rénovations se multiplient à Genève, selon une enquête de la «Tribune de Genève». Après l’affaire Carl-Vogt et des projets à la Servette et aux Augustins, d’autres immeubles sont concernés. Une quinzaine de cas ont été relevés par le journal dans un marché du logement déjà en crise, le canton de Genève faisant face au taux de vacances le plus bas du pays, à 0,34%. La Chambre genevoise immobilière évoque la vétusté et les exigences énergétiques, estimant que certains travaux imposent de vider les bâtiments. L’Asloca dénonce au contraire des logiques spéculatives ciblant surtout les loyers bas et visant à augmenter fortement les loyers. L'association de défense des locataires cite notamment le cas d'un immeuble où une dizaine d'habitants au bénéfice de bas loyers ont reçu leur congé au motif de travaux, tandis que les autres locataires ont été épargnés.

3

Des agents de sécurité déployés dans les caisses de chômage valaisannes

En raison du versement retardé des prestations aux chômeurs, des mesures de sécurité sont devenues nécessaires pour le personnel des caisses de chômage, rapporte le «Walliser Bote». Des agents de sécurité sont déployés auprès des caisses de chômage des syndicats Syna et Unia ainsi que sur tous les sites des caisses publiques de chômage en Valais. Les coûts du personnel de sécurité sont pris en charge à l’échelle nationale par l’assurance-chômage, qui est rattachée au Secrétariat d’Etat à l’économie. Jusqu’à présent, aucune situation menaçante ne s’est produite, précise le journal.

4

La Suisse rouvre ses frontières aux bovins français malgré le virus

L’importation en Suisse de bovins vivants depuis les zones françaises touchées par la dermatose nodulaire contagieuse a repris le 18 février, soit au lendemain de l’interdiction d’estivage des vaches suisses en France justifiée par des raisons sanitaires, révèlent «24 heures» et «Le Temps». Cette décision est jugée incohérente par des éleveurs vaudois et genevois, qui dénoncent un «deux poids deux mesures». Dans le quotidien vaudois, l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires explique qu’aucune interdiction générale n’est prononcée, mais seulement une recommandation de prudence. Ces importations, destinées notamment aux abattoirs de Clarens (VD) et d’Estavayer-le-Lac (FR), reposent sur un accord hérité de l’époque napoléonienne, permettant aux bouchers genevois d’acheter du bétail français à prix avantageux.

5

Un Suisse invoque l’amiante pour bloquer un centre fédéral

Un riverain s’oppose par plusieurs moyens au centre fédéral pour requérants d’asile prévu à Buosingen, dans la commune d’Arth (SZ). Sa motivation est la protection de la nature, écrit la «Neue Zürcher Zeitung» (NZZ). Le riverain précise ne rien avoir à faire avec l’UDC, qui s’oppose également au centre. En raison de résidus d’amiante, l'opposant a déposé une plainte auprès de la commune et a exigé une procédure publique d’autorisation de construire. L’Office fédéral des constructions et de la logistique a annoncé l’élimination conforme des plaques d’Eternit présentes sur le site. Avant de découvrir l’amiante, le riverain avait déjà formé opposition, au motif que le terrain se situe dans une zone à risques, précise la «NZZ».

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