«Triste réalité quotidienne»
La violence sur le personnel des transports devient alarmante

Les agressions contre le personnel des transports publics explosent depuis la pandémie. Chaque jour, les CFF signalent dix incidents, selon le SEV, qui demande un monitorage national et une meilleure protection.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

La violence à l'encontre du personnel des transports publics est une «triste réalité quotidienne», selon le Syndicat du personnel des transports (SEV). Celui-ci organise jeudi une deuxième journée d'action sous le thème: «chaque agression est une agression de trop».

Insultes, menaces, crachats ou violence physique: le nombre d’agressions envers le personnel des transports publics (TP) a nettement augmenté depuis la pandémie de Covid-19 et il se maintient depuis lors à un niveau «alarmant», affirme la vice-présidente du SEV Barbara Keller, citée dans un communiqué.

Chaque jour, les CFF signalent à eux seuls une dizaine d'agressions sur leur personnel. Selon la statistique policière de la criminalité, deux incidents par jour dans les transports publics font l’objet de poursuites pénales, la violence contre le personnel des TP étant une infraction poursuivie d’office.

Un monitorage national

L'ampleur du phénomène est toutefois difficile à déterminer à l’échelle nationale en raison de l’absence de données complètes. Pour y remédier, le SEV exige la mise en place d’un monitorage national des agressions contre le personnel des transports publics.

Le président du SEV Matthias Hartwich réclame par ailleurs plus de fermeté dans la protection du personnel. Cela nécessite notamment du personnel en quantité suffisante, des doubles accompagnements ainsi qu’un soutien systématique des collaborateurs après des agressions. Des actions auront lieu dans différentes villes de Suisse.

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