Un soutien précieux
Les civilistes renforcent l'enseignement public et l'encadrement scolaire

L'évaluation des civilistes dans l'enseignement confirme leur impact positif sur la qualité scolaire et l'encadrement. Depuis leur affectation en 2016, ils ont allégé une tâche importante des cantons et des communes.
L'évaluation des civilistes montre leur rôle clé dans l'amélioration de l'enseignement public depuis 2016.
Photo: KEYSTONE
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ATS Agence télégraphique suisse

Les civilistes affectés dans le domaine de l'instruction publique soutiennent la formation scolaire et améliorent la qualité de l'enseignement et l'encadrement, selon un bureau d'études mandaté par la Confédération. L'évaluation confirme «leur caractère d'intérêt public».

«L’ouverture en 2016 de ce nouveau domaine d’affectation a permis de soulager en partie la société d’une tâche importante qui incombe aux cantons et aux communes», note mardi l'Office fédéral du service civil (CIVI) dans un communiqué.

L'évaluation réalisée par le bureau d'études INFRAS a montré que «les civilistes améliorent la qualité de l’enseignement et de l’encadrement, renforcent les compétences sociales et transversales des enfants et des jeunes et favorisent l’égalité des chances.» Les civilistes n'entrent que dans une moindre mesure en concurrence avec les assistants scolaires, leurs rôles respectifs étant distincts.

Optimiser les affectations

Ils accomplissent des tâches pour lesquelles les ressources disponibles sont insuffisantes, accompagnent des activités, aident les enseignants et contribuent à un soutien plus personnalisé des élèves, selon le CIVI.

Le domaine de l'instruction publique représente 18,1% du total des jours de service civil en 2025. Selon l'évaluation, qui se concentre uniquement sur cette question, la suppression de ces affectations ne pourrait guère être compensée «sans nuire à la qualité de l’enseignement. De nombreux établissements d’affectation seraient en peine de remplacer entièrement les civilistes.» Des stagiaires ou assistants scolaires devraient être engagés, ce qui coûtera plus cher et supprimera de nombreuses activités, indique le CIVI.

Le CIVI souhaite optimiser les affectations dans ce domaine: les cours de préparations obligatoires doivent être mieux adaptés aux besoins des établissements et les efforts de numérisation des processus administratifs doivent se poursuivre.

Au programme des votations en juin

La population suisse votera sur le durcissement des conditions d'accès au service civil le 14 juin prochain. La réforme, adoptée par le parlement, souhaite réduire le nombre de personnes quittant l'armée pour le service civil. Elle veut faire passer le nombre d'admissions annuelles de 6600 à 4000.

Les Jeunes Vert-e-s et la Fédération suisse pour le service civil (CIVIVA), soutenus par une trentaine d'organisations ont déposé en janvier un référendum muni de quelque 57'000 signatures contre le projet. Ils dénoncent un «démantèlement du service civil».

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