Michael Beer, directeur adjoint de l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), a indiqué dans une interview, publiée dimanche, que «des analyses en laboratoire sont menées» et que «la prochaine étape consistera à enquêter sur les événements de ces dernières semaines. S'il s'avère que les entreprises ont tardé à réagir ou ont manqué à leurs obligations de vigilance, elles s'exposeront à des amendes et à des poursuites pénales».
Le veveysan Nestlé, le lucernois Hochdorf et les français Vitagermine et Danone ont procédé à des rappels progressifs de lots de lait infantile en Suisse, comme ailleurs en Europe.
Alors que Danone est accusé par la Fondation pour la protection des consommateurs (Stiftung für Konsumentenschutz) d'avoir trop tardé à rappeler des lots de la marque Aptamil, le directeur adjoint de l'OSAV s'est dit «moi aussi insatisfait de la réaction des entreprises, surtout si tardive. Mais je vous assure que nous avons, en tant qu'autorité compétente, fait tout notre possible».
Selon le responsable, il est «inacceptable que des toxines puissent contaminer des aliments sans intervention immédiate. En cas de risques potentiels pour la santé, un rappel massif doit être lancé sans délai - mieux vaut trop de rappels que pas assez». Selon lui, «les fabricants doivent tout mettre en oeuvre pour prévenir la contamination et contrôler plus rigoureusement leurs fournisseurs.
Michael Beer n'anticipe pas «d'autres rappels massifs. Les parents qui achètent actuellement du lait infantile en magasin n'ont aucune raison de s'inquiéter».