Trop centré sur lui-même
«Roger Federer? Il pensait beaucoup à l'argent, beaucoup. Il ne donnait rien»

Roger Federer se prend une violente salve dans la récente biographie de Rafael Nadal. Un dirigeant du tournoi de Roland-Garros lève le voile sur une autre facette de l'ancien tennisman.
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Selon un dirigeant de Roland-Garros, Roger Federer penserait à deux choses: l'argent et lui-même.
Photo: keystone-sda.ch
Blick Sport

Le masque de Roger Federer commencerait-il à tomber? Durant sa carrière de tennisman, le Bâlois a veillé à se construire une image de gendre idéal, une sorte d'apôtre de l'élégance. Mais il semblerait que le vernis craque depuis la fin de son parcours sportif. 

Les polémiques liées à «On» n'ont pas fait du bien à cette image à laquelle il tient plus que tout et les langues commencent visiblement à se délier. Ainsi, la récente biographie consacrée à Rafael Nadal, signée du journaliste Christopher Clarey, contient un témoignage de première main. Il émane de Gilles Jourdan, directeur des travaux et du projet de la modernisation de Roland-Garros. Et visiblement, les dirigeants du grand tournoi français n'ont pas gardé de très bons souvenirs du Bâlois et de son attitude en dehors des courts.

Il n'était ainsi «pas tenu en aussi bonne estime par la direction de Roland-Garros» que Rafael Nadal, assure le responsable, avant de dire le fond de sa pensée.

«Federer était seulement préoccupé par lui-même»

«Nadal était plus sympathique que Federer. Notre sentiment était que Federer était seulement préoccupé par lui-même. Il ne donnait rien. Il ne donnait pas de son temps. Il était poli, mais rien de plus», commence-t-il par dire, avant de se montrer encore plus explicite.»

«Il pensait beaucoup à l'argent, beaucoup. Il n'y avait pas d'interaction. Il n'était pas méchant ni grossier. Mais nous avions l'habitude de dire qu'il n'était finalement pas le gendre idéal. Nadal était authentique», enchaîne Gilles Jourdan, sans visiblement avoir peur de dire ce qu'il pense. 

L'auteur, Christopher Clarey, rajoute qu'il s'agit simplement d'une «opinion» et que lui ne la partage pas forcément.


 

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