«Je ne sais pas si je recevrai une wild card pour l’Open d’Australie. Je vis semaine après semaine. Quand je reçois de bonnes nouvelles, comme la possibilité de jouer la United Cup ou la wild card pour Auckland, je suis heureux.» Ainsi s'est exprimé Stan Wawrinka en ce début de semaine, ne se montrant pas affolé par l'incertitude planant autour de sa participation à un tournoi qu'il a remporté en 2014.
Désormais âgé de 40 ans et après une carrière exceptionnelle ponctuée de trois titres du Grand Chelem (Melbourne en 2014, Roland-Garros en 2015 et US Open en 2016), le Vaudois a annoncé que 2026 serait sa dernière saison sur le circuit professionnel, après plus de deux décennies à jouer au plus haut niveau. Aura-t-il droit à une tournée d'adieux, là même où il a gagné son premier Grand Chelem? Rien n'est sûr pour l'instant.
Il se dit «satisfait de son niveau»
«Je suis satisfait du niveau que j’ai montré lors de ces deux matches à Perth. Physiquement et tennistiquement, je me sens bien. J’ai confiance dans le fait que je continuerai à progresser au cours des prochains mois», a-t-il assuré.
«Je suis quelqu’un de compétitif. J’essaie toujours de gagner et de donner le meilleur de moi-même. J’aime ce sport et je me battrai toujours», a enchaîné le Vaudois, qui réalise un bon début de saison. Il vient en effet de battre le Français Arthur Rinderknech lors de la United Cup, prouvant qu’il a encore la passion et l’envie de se battre sur le court malgré ses 40 ans.
Bien trop loin pour être qualifié directement
Cependant, pour participer à l’Open d’Australie, qui débute le 18 janvier, le Vaudois ne dispose pas actuellement d’une entrée directe dans le tableau principal. Avec un classement ATP autour de la 157e place, il est trop loin pour être automatiquement qualifié, ce qui signifie qu’il doit obtenir une wild card.
À ce stade, la liste complète des invités n’a pas encore été finalisée par les organisateurs, et aucune annonce publique n’a confirmé une invitation pour le Suisse, contrairement à d’autres anciens champions comme Venus Williams, qui a déjà obtenu une wild card pour le tableau féminin.
Belinda Bencic le soutient
Belinda Bencic, sa compatriote helvétique et partenaire à la United Cup, a déclaré que la participation de Stan Wawrinka «n’était même pas une question», tant son palmarès et son impact sur le tennis justifieraient cette décision. «Il n'y a même pas à réfléchir, il doit participer», a appuyé la Saint-Galloise.
Pour beaucoup de fans et d’observateurs, accorder une wild card à Stan Wawrinka ne serait pas seulement un geste symbolique mais aussi une reconnaissance de sa carrière exceptionnelle, lui qui incarne encore l’essence du tennis combatif «à l'ancienne». Sa présence à l’Open d’Australie pourrait même être l’un des moments forts de cette édition.