Sur le terrain, les Seattle Seahawks ont fait le job. Dans les tribunes et aux stands de nourriture, c’est surtout le portefeuille des spectateurs qui a pris un sacré plaquage. Le 60e Super Bowl, disputé le 9 février 2026 au Levi's Stadium de Santa Clara, a vu Seattle s’imposer sans trembler face aux New England Patriots (29-13). Une finale maîtrisée, mais loin d’être mémorable. Pendant trois quarts-temps, les défenses ont verrouillé le jeu, laissant peu de place au suspense et aux actions spectaculaires.
Élu MVP, Kenneth Walker III a été le moteur de l’attaque des Seahawks, bien aidé par la précision du kicker Jason Myers, auteur de 12 points. Une performance collective efficace qui, selon «The Athletic», place déjà Seattle parmi les grands favoris pour la prochaine édition. Mais sur le plan du spectacle pur, les amateurs de football américain sont restés un peu sur leur faim.
Le vrai choc? Les prix
Comme souvent, le Super Bowl a surtout brillé en dehors du terrain. Pour assister à l’événement, les fans ont déboursé entre 6’000 et 40’000 francs le billet. Et une fois installés, mieux valait ne pas avoir trop faim. Star des stands: le hamburger «LX Hammer», affiché à… 180 francs. Oui, pour un burger. Sans accompagnement miraculeux ni promesse d’immortalité. De quoi provoquer un mini scandale sur les réseaux sociaux et rappeler que, ce soir-là, même la moutarde devait coûter un rein.
Dans les tribunes, les stars étaient bien nombreuses: Beyoncé, Leonardo DiCaprio, Kim Kardashian ou encore Lewis Hamilton ont été aperçus au Levi's Stadium. A la mi-temps, le show a pris une tournure très latino. Bad Bunny, accompagné de Ricky Martin et Lady Gaga, a livré une performance intégralement en espagnol devant près de 135 millions de téléspectateurs. Un «triomphe historique pour la culture latino-américaine», selon Jennifer Lopez et Shakira. Une initiative qui a toutefois fait grincer quelques dents, notamment celle de Donald Trump, qu'il a qualifiée de «claque au visage».
Des pubs à 8 millions
Autre tradition incontournable: les publicités. Certaines ont marqué les esprits, comme le spot Pokémon réunissant Lady Gaga et Lamine Yamal, ou celui où Owen Wilson apprend l’espagnol pour commenter le prochain Mondial sur Telemundo.
Mais à huit millions de francs les 30 secondes, beaucoup ont regretté l’époque où les pubs de bière et de pick-ups régnaient en maîtres. Les géants de la tech, des cryptomonnaies et de la pharma ont cette année dominé l’écran, au grand dam de certains fans nostalgiques.