C’est une nouvelle difficile à encaisser que Simon Ammann (44 ans) a reçue dimanche soir. Après une longue bataille, le Saint-Gallois manquera ses huitièmes Jeux olympiques. À sa place, Felix Trunz (19 ans) participera à la plus grande compétition de l'année en Italie. Simon Ammann ne souhaite pas s’exprimer sur cette élimination douloureuse.
En revanche, ses entraîneurs donnent des explications. Interrogé par Blick, le directeur du saut à ski Joel Bieri précise: «Les derniers résultats jouaient en faveur de Felix. Sa courbe de forme est ascendante.»
Lors de la Coupe du monde à Sapporo, Felix Trunz a marqué des points à deux reprises, contrairement à Simon Ammann. Durant la Tournée des Quatre Tremplins, il a également réussi à se classer dans le top 30, ce que Simon Ammann n’a pas pu faire.
Un appel désagréable
La sélection olympique semblait pourtant se jouer jusque dans les derniers instants. Mais au final, les responsables ont tranché. «Il n’y a pas eu de grandes discussions. Trunz représente un vrai potentiel pour l’avenir. Cela a évidemment pesé dans la décision.» Ils ont privilégié la jeunesse à l’expérience.
Ainsi, pour la première fois depuis 1998, Ammann suivra les Jeux olympiques depuis chez lui. Joel Bieri a annoncé la nouvelle au quadruple champion olympique par téléphone dimanche soir. Un moment difficile. «Simon était bien sûr déçu. Mais il l’a accepté en vrai champion.»
Lorsque le chef de mission, Ralph Stöckli, a été interrogé par Blick à propos de Simon Ammann, il a déclaré lors d’une conférence de presse: «Simon reste une légende», même s’il n’a pas atteint le record de huit participations aux Jeux.
Simon Ammann reste proche
Simon Ammann reçoit le soutien de son entraîneur en chef Bine Norcic, qui continue de croire en lui. Les deux ont déjà discuté de l’avenir immédiat. Ce week-end, le Saint-Gallois prendra à nouveau le départ d’une épreuve de Coupe du monde. «Il ne lui manque pas grand-chose. Encore quelques sauts, et je fais à nouveau confiance à Simon pour obtenir d’excellents résultat.»
Joel Bieri et Bine Norcic soulignent également que Simon Ammann n’a pas pris la place d’un jeune pour autant. Comme dans toutes les fédérations sportives, la sélection repose sur la performance. «Simon n’est pas vieux, pour moi. J’espère qu’il continuera à se battre encore longtemps», affirme Bine Norcic.
On ne sait pas encore si Simon Ammann poursuivra dans le monde du saut à ski au-delà de cette saison. Il doit d’abord digérer cette désillusion olympique. Une fois la pression retombée, il pourrait bien s’élancer à nouveau, quelques mètres plus loin.