Les Sables d’Olonne vivent au rythme des tours du monde. Le Vendée Globe y a bâti sa légende. Tous les quatre ans des centaines de milliers de spectateurs rejoignent la cité vendéenne pour voir les skippers et les bateaux les plus rapides du monde. Le jour du départ, le chenal où passent les marins pour rejoindre le large se transforme en arène géante. Frissons garantis pour les héros de la mer.
Dimanche 6 septembre, les amateurs du Golden Globe Race, ce tour du monde à l’ancienne, ont reçu un accueil royal de la population sablaise. Aucun des 16 participants de 11 nationalités différentes, tous de parfaits inconnus du grand public, n’aurait imaginé vivre ça et recevoir un tel accueil.
Ils étaient des milliers à s’être rassemblés à bâbord et à tribord de ce chenal légendaire. Ce chemin vers le large s’est transformé en ascenseur émotionnel. En apesanteur, Etienne Messikommer a été saisi par la foule. Les yeux rougis non pas par le sel mais par un mélange de joie, de reconnaissance, de peur aussi. «C’est fou!», parvient-il à nous crier
depuis le pont de Bernard, son bateau. Il n’est pas encore parti qu’il ne regrette déjà plus de s’être lancé ce défi fou de tour du monde. «Ils ont presque plus de mérite que ceux qui font le Vendée Globe», affirme une spécialiste sablaise qui ne rate pas un seul départ de course.