Marithé Engondo à Zurich
«J'ai retrouvé le plaisir de sauter avec Ellen Sprunger»

Spécialiste de la hauteur, Marithé Engondo a participé à son deuxième meeting Diamond League du côté de Zurich. La Vaudoise, qui avait hésité à arrêter sa carrière au début de l'année, revient de loin.
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Marithé Engondo a sauté du côté de Zurich.
Photo: keystone-sda.ch
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Matthias DavetJournaliste Blick

En mars, Marithé Engondo voulait arrêter l'athlétisme. Remise d'une fracture de fatigue qu'elle a traînée entre 2023 et 2025, la spécialiste du saut en hauteur s'est tordu la cheville et a vu son année être tronquée. «J'étais décidée à continuer mes études et à faire autre chose», nous avoue-t-elle après son élimination au Weltklasse, jeudi soir.

Sauf qu'une décision a changé la donne: celle de choisir Ellen Sprunger comme coach. «Petit à petit, j'ai retrouvé du plaisir à l'entraînement, puis en compétition», sourit la Vaudoise, qui côtoie également Sarah Atcho-Jaquier. C'est dans cet état d'esprit que l'athlète de 24 ans pousse pour revenir à son niveau. «En mai, je ne sautais pas encore mais j'ai pu revenir au fil des semaines.» Le point d'orgue de cette saison: son 1m89 aux championnats suisses fin juillet, à un centimètre de sa meilleure performance.

La collaboration avec Ellen Sprunger

«Je pense que désormais, je suis en forme. Maintenant, j'ai encore besoin de répétition et quand les deux aspects seront alignés, j'espère aller plus haut», appuie-t-elle. Il faut dire que du côté de Zurich, pour sa deuxième participation à une compétition estampillée Diamond League après Lausanne en 2024, elle n'a passé qu'une seule barre, à 1m80.

«C'était un concours un peu compliqué et je ne peux pas être totalement satisfaite avec cette hauteur, glisse Marithé Engondo. Mais si on voit d'où je reviens, on a fait avec ce qu'on a pu.»

Avec sa coach, il a aussi fallu un temps d'adaptation. «J'avais besoin de changement, puisque la situation dans laquelle j'étais avant n'était plus idéale pour moi.» Rapidement, cela a cliqué entre la sauteuse en hauteur et Ellen Sprunger. «Ce qui marche bien, c'est qu'elle est vraiment dévouée, souligne la protégée. Elle prend de son temps et elle va même m'encourager à réviser (rires).»

Los Angeles en point de mire

Pour le Weltklasse, l'ancienne heptathlète était dans les gradins pour donner des consignes à Marithé Engondo. Ce n'est pas toujours le cas, puisque la sœur de Lea est également consultante pour la télévision alémanique. «Aux championnats suisses, on se regardait et on se faisait des signes», se souvient la Vaudoise.

Maintenant que le plaisir est retrouvé, ne manque plus que les performances. D'elle-même, Marithé Engondo espère vivre une saison 2027 plus tranquille, avant de penser à l'objectif ultime: les Jeux olympiques de Los Angeles l'année suivante. «Un jour, j'aimerais décrocher les 2 mètres. Je peux en tout cas encore en rêver.» Pour s'engouffrer dans ce chemin, la Vaudoise donne rendez-vous la saison prochaine.

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