Des vacances. Quelles vacances? Ce jeudi, Léonie Pointet a mis un terme à sa saison d'athlétisme en courant du côté du Weltklasse de Zurich. La sprinteuse a vu son mois d'août se transformer en marathon avec, dans l'ordre, les Européens de Birmingham, Athletissima et Weltklasse, donc.
Un programme déjà bien chargé pour n'importe quel athlète. Sauf que la Vaudoise n'a pas que ça dans son agenda. À peine rentrée d'Angleterre, elle a débuté un stage de physiothérapeute au sein de plusieurs EMS de la région de Montreux. À la manière d'une super-héroïne, elle enlève sa tenue de ville la journée pour revêtir son costume de sprinteuse une fois la nuit tombée.
Les chevilles gonflées
La fatigue commence logiquement à s'accumuler pour la native de Jongny. À nouveau, elle n'a pas pu descendre sous la barre des 23 secondes sur 200 m. «Au vu de la situation, ça va, tempère-t-elle dans les travées du Letzigrund. Comme mes jours de congé sont très comptés, j'ai encore bossé ce matin (ndlr: jeudi) et j'ai pu venir tranquillement dans l'après-midi.»
On pourrait se demander: où trouve-t-elle toute cette énergie? «Je ne sais pas, rigole-t-elle. J'ai les chevilles gonflées à force d'être debout toute la journée. Mais au moins, ça prouve que mes études me plaisent et que j'aime m'occuper des personnes âgées.»
«Dodo et pas courir pendant un mois»
Surtout que, en plus de la fatigue, Léonie Pointet traîne une blessure depuis quelques semaines. «Je n'ai au moins pas eu mal pendant 80 m, relativise-t-elle, toujours avec le sourire. Il faut dire que depuis Birmingham, je n'ai rien fait à part de la compétition.»
Selon elle, cette douleur est principalement liée à de la surcharge. «J'avais fait une injection de cortisone, ce qui m'avait bien aidée, dévoile-t-elle. Mais c'est clair que quand on court par-dessus, ça revient.» L'heure est donc au repos désormais pour la Vaudoise, avant de réattaquer une nouvelle saison l'année prochaine. «Dodo et pas courir pendant un mois», prévient-elle.
Une médaille européenne
Mais, malgré ses hauts et ses bas, la saison 2026 de Léonie Pointet restera dans son cœur. À Birmingham, elle a aidé le relais 4 x 100 m femmes à décrocher la première médaille de son histoire, avec l'argent aux Européens. «Heureusement qu'il y a eu cette récompense car avec une nouvelle quatrième place ou une disqualification, ça aurait été dur.»
Au début de l'été, la sprinteuse du CA Riviera a aussi prouvé qu'elle pouvait faire partie des meilleures, avec un temps de 11"00 sur 100 m (avec un poil trop de vent) et un 22"69 à Zofingue sur le double de la distance. De belles promesses couplées à du repos, et la Vaudoise sera prête à revenir l'année prochaine.