Le sprinteur allemand Owen Ansah, impliqué dans une affaire de dopage, conteste une suspension de quatre ans. Il rejette la proposition de l'Agence nationale antidopage allemande (NADA).
Le récent champion d'Europe du 200 m (devant le Genevois Timothé Mumenthaler en bronze) n'a pas pu se soumettre à un contrôle antidopage le 9 juillet dans le cadre du meeting de Diamond League de Monaco. Il a déclaré s'être rendu aux toilettes peu de temps auparavant et ne pas pouvoir fournir d'échantillon aussi rapidement que demandé. Le contrôleur se serait également présenté en dehors du créneau horaire indiqué par Owen Ansah. Le sprinteur insiste toutefois sur le fait qu'il n'a à aucun moment refusé de se soumettre à un contrôle.
Le TAS devra trancher
Owen Ansah maintient cette version des faits. Il avait la possibilité d'accepter la suspension de la NADA ou de demander l'ouverture d'une procédure disciplinaire devant le Tribunal arbitral allemand du sport. Si l'athlète du Hamburger SV avait accepté la suspension, la sanction aurait été réduite à trois ans. Au lieu de cela, le litige juridique se poursuit.
L'athlète de 25 ans, qui a également décroché le bronze sur 100 m à Birmingham, a mis fin prématurément à sa saison jeudi en raison d'une blessure. Il risque toutefois toujours l'annulation de ses résultats et de ses médailles.
Le Tribunal arbitral allemand du sport se prononcera sur les requêtes de la NADA et d'Owen Ansah. Les deux parties, ainsi que World Athletics et l'Agence mondiale antidopage (AMA), auront la possibilité de faire appel de cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).