«Résistance passive» lors d'une arrestation
L'activiste climatique Max Voegtli critique vivement la police zurichoise

L'activiste climatique Max Voegtli a vivement critiqué la police après son arrestation lundi à Zurich. La police municipale se défend face à ces accusations. Mais tout cela ne stoppera pas l'activiste qui prévoit déjà ses prochaines actions.
Publié: 19.04.2024 à 06:13 heures
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Dernière mise à jour: 19.04.2024 à 08:57 heures
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L'activiste climatique Max Voegtli a tenté de perturber le Sechseläuten à Zurich.
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Johannes Hillig et Raphael Rauch

Son visage est déformé par la douleur, son poignet gauche est tordu. Lundi, l'activiste climatique Max Voegtli a tenté de perturber le Sechseläuten, fête traditionnelle qui se déroule chaque année à Zurich. Le trentenaire et deux autres activistes ont fait irruption dans la Bahnhofstrasse à Zurich... au beau milieu du défilé du Sechseläuten. 

L'action en question? Ils ont déversé une masse noire et collante sur la chaussée. La police municipale est rapidement intervenue et Max Voegtli a été emmené. Il a été retenu pendant 48 heures. «J'ai été traité comme un criminel. Pourtant, je veux juste protéger le climat et éviter une catastrophe», a déclaré l'activiste à Blick après sa libération. 

Il fait notamment de graves reproches à la police. «J'ai été arrêté violemment. Pourtant, je ne me suis pas défendu. Je n'ai pas non plus été violent. Le comportement de la police était inapproprié, et ce, même plus tard en prison», a fustigé l'activiste.

Il a opposé une résistance passive

Interrogée par Blick, la police municipale de Zurich se défend. «C'est avec étonnement que nous prenons connaissance des reproches de l'activiste autour de son arrestation et les rejetons», déclare Judith Hödl, porte-parole de la police municipale zurichoise.

On peut lire dans la prise de position: «Comme on peut le voir sur les vidéos qui circulent sur internet, l'homme a opposé une résistance passive. Pour cette raison, et de manière absolument proportionnée, nos policiers l'ont soulevé du sol en utilisant une certaine technique de levier et l'ont ensuite emmené.»

Une fouille corporelle ordinaire

Concernant son séjour en prison, Max Voegtli a déclaré: «Un policier voulait que je me mette à poil. Je m'y suis opposé en disant que j'avais le droit de ne pas être complètement nu devant lui. Et que j'enlèverais d'abord le haut et ensuite le bas, mais pas les deux en même temps. J'ai eu l'impression que l'on cherchait à m'humilier et me rabaisser.»

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Sur ce point également, la police précise: «Le parquet a demandé que l'activiste lui soit amené. Cela signifie que la personne reste en détention et qu'elle est d'abord conduite à la réception des arrêts de la police cantonale de Zurich. La condition préalable est toujours une fouille corporelle obligatoire. C'est exactement ce qu'ont fait nos policiers.»

Prochain blocage à Bâle

Concernant le fait que Max Voegtli a été placé en garde à vue pendant 48 heures, la police explique: «Ce n'est pas la police municipale qui décide de la durée de la détention.» Et de conclure: «Sur la base des informations dont nous disposons, nous ne voyons donc pas de raison d'ouvrir une enquête interne.»

En attendant, l'activiste climatique ne se stoppera pas et poursuit allègrement ses activités. Jeudi matin déjà, il était assis sur la route et bloquait le trafic matinal devant la Markthalle à Bâle. Cette fois, Max Voegtli n'a pas été arrêté. La police n'est pas intervenue. Au bout de 30 minutes, l'activiste climatique et ses deux compagnons se sont levés d'eux-mêmes. L'année dernière, Max Voegtli avait fait parler de lui en raison de son voyage au Mexique en avion. «Je n'ai jamais dit que je ne prendrai jamais l'avion» avait-il justifié.

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