La Finma se défend
«Aucune instruction n'est venue des Etats-Unis pour sauver Credit Suisse»

Lors d'une conférence de presse mercredi, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a répondu à toutes les questions concernant le rachat de Credit Suisse par l'UBS.
Publié: 05.04.2023 à 10:37 heures
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Dernière mise à jour: 05.04.2023 à 10:40 heures
Marlene Amstad, présidente du conseil d'administration de la Finma, et Urban Angehrn, directeur, ont répondu aux questions des journalistes.
Blick

Mercredi, l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) est revenue sur la reprise de la banque Credit Suisse par l'UBS il y a deux semaines. Marlene Amstad, présidente du conseil d'administration, et Urban Angehrn, directeur ont pris la parole devant les journalistes.

L'Autorité de surveillance des marchés financiers souhaite davantage de compétences, notamment en matière de sanctions. C'est un des premiers enseignements tirés par la Finma de la reprise de Credit Suisse.

Le Credit Suisse occupe la Finma depuis un certain temps, a déclaré Marlene Amstad. L'autorité de surveillance a publié six procédures d'exécution contre la banque, ce qui en soi est déjà exceptionnel.

La fusion: la seule option pour la Finma

Au quatrième trimestre 2022, la situation de l'établissement en proie aux scandales s'est aggravée avec une sortie de fonds de 138 milliards de francs. L'effondrement de deux banques régionales américaines a fait dégénérer la situation en mars.

Des mécanismes de crise étaient prêts pendant tout ce temps, a expliqué Marlene Amstad. La Finma était en échangeait constamment avec Credit Suisse. Le 19 mars, il n'y avait plus rien d'autre à envisager que la fusion. «Aucune instruction n'est venue des Etats-Unis pour sauver Credit Suisse, a précisé Urban Angehrn. Il n'y avait pas besoin de pression de l'étranger. Nous devions faire ce qui était juste pour la Suisse.»

La faillite et l'assainissement selon les règles «too big to fail» auraient pu déclencher un effet domino. Un incendie généralisé et une crise financière mondiale auraient menacé. «Ce n'est pas parce que nous n'avons pas choisi ici la faillite que cela ne se produira jamais», a toutefois ajouté Marlene Amstad.

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(avec ATS)

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