Accrochage sur la route
Un conducteur dénonce Pierre Maudet à la police genevoise après un heurt

Vendredi soir, le candidat au Conseil d’État genevois Pierre Maudet a heurté la voiture d'un quidam sans s'arrêter, révèle la «Tribune de Genève». Le politicien dit ne s’être rendu compte de rien au moment des faits.
Publié: 27.03.2023 à 16:03 heures
|
Dernière mise à jour: 29.03.2023 à 10:03 heures
Dans les colonnes de la «Tribune de Genève», Pierre Maudet se défend: il ne s'est pas rendu compte du heurt, d'après ses dires. (Image d'archives)
Blick_Daniella_Gorbunova.png
Daniella GorbunovaJournaliste Blick

Pierre Maudet est en cause dans un accrochage entre deux voitures qui s'est déroulé vendredi soir peu après 22h30, révèle la «Tribune de Genève». L'identité de l'autre conducteur impliqué n'est pas connue.

Le quidam a été heurté par la voiture du politicien vers la route des Acacias. Plus précisément à la hauteur du chemin de la Gabelle, alors que le véhicule du lésé était à l'arrêt pour les besoins de la circulation. Après le heurt, Pierre Maudet a continué sa route sans s'arrêter.

L'autre conducteur l'a suivi jusqu'à pouvoir relever son numéro de plaque, qu'il a ensuite communiqué à la centrale d’engagement de la police (CECAL). Ainsi, le soir même, une patrouille s'est rendue au domicile du politicien, qui a été entendu par les agents.

Délit de fuite?

Le Service de communication de la police confirme les faits, comme l'écrit le média local genevois, citant sa porte-parole Tiffany Cudré-Mauroux. «Un accident de la circulation s’est produit sur la route des Acacias le vendredi 24 mars peu après 22h30, affirme la communicante. Un automobiliste circulait sur ladite route et arrivé à la hauteur de rue de la Gabelle, un heurt s’est produit avec un autre qui n’est pas resté sur les lieux.»

Dans les colonnes du journal du bout du Léman, le principal intéressé se défend: il ne s'est pas rendu compte du heurt, selon ses dires. Pierre Maudet affirme ignorer «où et quand aurait eu lieu un contact, car j’ai freiné ou été à l’arrêt à plusieurs reprises, mais je n’ai perçu aucun 'accident' ni entendu ou ressenti aucune 'collision'.»

Au politicien d'ajouter que son véhicule «n’a pas non plus de traces évidentes de collision ni d’accident, comme a pu le constater de visu la police qui a pris contact avec moi dans la soirée.»

Publicité

Le candidat au Conseil d'État de Genève reconnaît cependant qu'un contact a pu avoir lieu. Il parle d'une éventuelle «touchette». Mais il assure en revanche que «aucun véhicule ne s’est manifesté sur le trajet, sinon je me serais bien sûr arrêté. Je n’ai connaissance à ce stade ni de plainte, ni de contravention, ni de rapport et je n’ai surtout connaissance d’aucun dommage.»

Vous avez trouvé une erreur? Signalez-la