Selon une étude suisse
Le commerce illégal de produits chimiques est très répandu

Près de la moitié du volume total du commerce de produits chimiques dangereux soumis à la convention de Rotterdam franchit illégalement les frontières. C'est le constat d'une étude de chercheurs suisses et chinois publiée dans la revue Nature Sustainability.
Publié: 11.07.2023 à 10:41 heures
La convention de Rotterdam vise principalement à protéger les pays en développement contre l'importation incontrôlée de produits chimiques très dangereux, car ces pays ne disposent souvent pas de l'infrastructure nécessaire pour les traiter et les éliminer en toute sécurité.

Le commerce illégal de produits chimiques dangereux – soumis à la convention de Rotterdam – est très répandu, selon une étude de chercheurs suisses et chinois publiée dans Nature Sustainability. Cette convention recouvre 54 produits chimiques et groupes de produits chimiques ayant un potentiel élevé à causer de graves dommages à la santé humaine et à l'environnement. Il s'agit notamment de composés du mercure, de divers pesticides et de cinq des six types d'amiante.

Des scientifiques du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (Empa), avec des confrères chinois, se sont penchés sur 46 de ces produits: 64,5 millions de tonnes ont été échangées dans le monde entre 2004 et 2019.

Sur ce total, 27,5 millions de tonnes ont été commercialisées illégalement, c'est-à-dire exportées vers des pays qui avaient explicitement refusé de les importer. Le non-respect de la Convention de Rotterdam est un phénomène mondial, selon les auteurs.

(ATS)

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