Quel rôle a-t-il joué?
Bolsonaro auditionné par la police sur les émeutes du 8 janvier

L'ex-président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro a commencé à être auditionné mercredi matin par la police fédérale sur son rôle dans le saccage par ses partisans, le 8 janvier dernier, des lieux du pouvoir à Brasilia, a annoncé une source policière à l'AFP.
Publié: 26.04.2023 à 16:10 heures
Un juge de la Cour suprême avait ordonné à la mi-avril que soit entendu Bolsonaro, qui se trouvait le 8 janvier à Orlando, aux Etats-Unis, et a toujours nié son implication dans ces émeutes survenues une semaine après l'investiture du chef de l'Etat de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Un juge de la Cour suprême avait ordonné à la mi-avril que soit entendu M. Bolsonaro. Ce dernier se trouvait le 8 janvier à Orlando, aux Etats-Unis, et a toujours nié son implication dans ces émeutes survenues une semaine après l'investiture du chef de l'Etat de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

L'ex-président brésilien est arrivé dans les locaux de la police fédérale à bord d'un véhicule aux vitres teintées et n'a fait aucune déclaration, a constaté l'AFP.

Environ 1800 arrestations

Le 8 janvier, des milliers d'individus refusant la défaite de Jair Bolsonaro avaient pris d'assaut le Palais présidentiel, le Congrès et la Cour suprême à Brasilia, saccageant tout sur leur passage. Quelque 1800 personnes avaient été arrêtées. La zone autour du Congrès avait été bouclée par les autorités, mais les bolsonaristes qui refusaient d'accepter la nouvelle élection étaient parvenus à rompre les cordons de sécurité.

Rentré fin mars au Brésil d'un séjour de trois mois aux Etats-Unis après sa défaite contre Lula, Bolsonaro avait notamment publié une vidéo le 10 janvier, soit deux jours après les émeutes, contestant les résultats de l'élection de Lula.

Son fils, Flavio Bolsonaro, sénateur au pays, avait publiquement défendu son père au sujet de son prétendu rôle dans l'insurrection du 8 janvier: «Il n'y a rien légalement qui implique Bolsonaro. La justice n'est pas le lieu d'un procès politique. Il est très serein, car il sait qu'il n'y a aucun moyen de le lier à un acte criminel», avait déclaré le parlementaire à des médias dont l'AFP.

(ATS)

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