Présidentielle française
C'est l'heure du choix pour les électeurs de l'Hexagone

L'heure du choix a sonné pour 48,7 millions d'électeurs français convoqués dimanche au premier tour de l'élection présidentielle, après des mois d'une campagne étrange. Le président Emmanuel Macron et la candidate d'extrême droite Marine Le Pen sont les favoris.
Publié: 10.04.2022 à 07:10 heures
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Dernière mise à jour: 10.04.2022 à 07:16 heures
Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont donnés vainqueurs du premier tour de la présidentielle par les sondages.

Après une partie de l'outre-mer samedi, l'ouverture des bureaux de vote doit avoir lieu à 08h00 en métropole. Le verdict des urnes est attendu à 20h00, avec les premières estimations des instituts de sondage.

Le président sortant, le centriste Emmanuel Macron, et Marine Le Pen sont, comme il y a cinq ans, les favoris pour se qualifier pour le second tour du 24 avril. L'Insoumis Jean-Luc Mélenchon se tient en embuscade dans le rôle du troisième homme.

L'incertitude demeure

Les dernières enquêtes publiées dans la semaine promettaient entre 25 et 28% des voix à M. Macron, 21,5 à 24% à Mme Le Pen et de 16 à 18% à M. Mélenchon. Les dix autres prétendants semblent relégués, notamment les candidates des deux partis qui ont dominé pendant des décennies la vie politique en France, Valérie Pécresse (Les Républicains) et Anne Hidalgo (parti socialiste).

L'incertitude demeure notamment car, prévient le politologue Pascal Perrineau, «c'est la première élection qui atteint un tel taux de personnes qui sont indécises, qui ont changé d'opinion, à peu près un Français sur deux». Les politologues n'excluent pas, ainsi, qu'une surprise puisse bousculer ce tiercé donné par les sondages.

L'abstention redoutée

Nombre d'analystes redoutent aussi que le record d'abstention de 2002 (28,4%), le plus haut niveau jamais enregistré pour un premier tour d'une élection présidentielle, puisse être battu. Avec 22,2% d'abstention, 2017 n'était déjà pas un bon millésime.

Avant même l'issue du premier tour, plusieurs candidats se sont projetés dans la perspective d'un duel Macron-Le Pen au second tour, faisant apparaître des fissures dans le «front républicain» face à l'extrême droite.

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(ATS)

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